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B. Camil Marshall
i'm a motherfucking admin
AVATAR : olober sykes
✱ ÂGE : 30
✱ QUARTIER : crocker.
✱ COLOCATAIRES : Son fils et sa... "femme" imposée.
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Mer 27 Jan - 17:37


Soupire. Y'a ta respiration qui se laisse mourir entre tes lèvres, y'a ce léger bruit qui vient couper le pseudo silence installer par le repos de ton fils. Y'a ce truc pas tellement descriptif, pas tellement explicatif. Ce calme dans cette maison qui ne le connait pas, ce repos imposé et impossible qui n'arrive d'habitude pas. Et pourtant. Une maison vide de présence habituelle. Peu habituel. Étrangeté au royaume Marshall, nouveauté au royaume de ta vie. Tu reposes ton téléphone, tu laisses l'écran faire mourir en silence ce message et ce nom qu'il ne connait que trop bien. Une mémoire saturée de texto bourré, texto allumé, texto détraqué, sextos enflammés. Y'a pas à dire vous êtes fort pour communiquer. Ou plutôt devrais-tu dire pour niquer. Rire. Jeu de mot stupide. T'es blasé. Communiquer, chose que depuis deux semaines vous semblez peu pratiquer. Après un silence impossible, après engueulades et gestes stupides... Tu jettes un regard à l'heure. Encore pas trop tard. Pour toi. Pas pour ton fils qui gazouille platement sur le sol. Amelia est pas là, dieu soit loué pour ta soirée. Pas sur de pouvoir regagner l'intérêt de ton mec si ta nouvelle femme traine dans les parages. Soupire. Nouveau. Nouvelle femme, nouvelle colocation, nouvelles obligations. T'sais pas quoi en penser, mais tes actes et leurs conséquences commencent déjà à te peser. De son absence, de vos disputes, de sa colère. Bordel. Comme si tu pouvais pas réfléchir. Pas nouveau. Surtout avec de l'alcool et face à une fille comme ça. Blasant.
Tu te décides à te lever, à aller coucher ton fils, déjà l'heure de sa nuit, déjà l'heure de ce repos que tu aimes tant. Ce temps que tu retrouves pour toi, ta vie, ton monde. Tu branches le babyphone, tu fermes la porte, tu soupires, restant un temps contre le mur près de sa porte. Dans tes pensées. Puis t'as besoin d'une clope alors tu retournes au salon, t'ouvres ton immense baie vitrée, et tu t'poses sur une fauteuil près de l'ouverture fumant en commençant à dessinant sur un bloc qui trainait. Et tu y restes un bon moment, enchainant tes clopes. Tu oublies un peu le monde, bien que vite dérangé par le bruit de moteur et des roues d'une voiture qui s'arrêtent dans ton allée. Il est là. Tu bouges pas, sachant très bien que c'est Loan, qu'il se gênera pas pour entrer sans attendre qu'il vienne ouvrir, s'en foutant de pouvoir le déranger. C'est Loan. C'est vous deux. C'est normal. Et puis il t'a prévenu de sa venu, alors de quoi pourrais-tu te plaindre ? Tu l'entends déjà d'ici sa réponse si tu râlais. Et puis bon, pas comme si tu faisais pas la même chose chez lui. Absence de limite dans ce genre d'aspect. Et t'avais raison, la porte s'ouvre alors que ton chien relève la tête du canapé les oreilles en alerte. Tu relèves le regard sans arrêter de dessiner. 'lut ! Tu lances simplement, intérieurement sur tes gardes parce que c'est Loan, parce que c'est toi, et parce que c'est toujours pareil.

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Loan W. Lowenstam
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AVATAR : Josh Beech
✱ ÂGE : 29
✱ QUARTIER : Hayes Valley
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Mer 27 Jan - 22:03


Un ado, voilà ce qu'il était, souvent. Alors qu'une minute de pause au magasin l'avait laissé les yeux rivés contre le mur, contre un tableau aux couleurs multiples, entêtantes et contraires, Loan avait pensé à Camil et avait relancé le contact entre eux presque sans y réfléchir, et s'en était évidemment mordu les doigts dès le dixième de seconde suivant la pression de son doigt sur le bouton envoyer. Il avait reposé ses yeux sur le tableau. C'est vrai qu'on aurait dit eux, c'était un fouilli pas possible, une incohérence, les couleurs étaient assorties parfaitement, elles se complétaient mais dans le même temps elles n'arrivaient pas à se mélanger malgré les superpositions successives, comme si elles essayaient de lutter contre quelque chose de fondamentalement incompatible dans leur composition même. Ensuite il avait été repris dans le rush, il lui avait répondu sans vraiment penser et avait accepté de le revoir, non sans lui faire part de son mécontentement constant. Il était dans une colère noire contre lui, c'était assuré. Il n'en avait rien à faire, en soi, de l'acte de mariage, ça ne représentait trop rien pour lui, ou ça représentait une perspective impossible. Par contre, il était dans l'idée que faire un tel acte sous l'emprise de l'alcool ne pouvait pas être le simple effet du hasard ou d'une folie passagère, et que quelque part, il y avait quelque chose dans l'esprit de Camil qui l'avait poussé à se marier avec une autre, c'est-à-dire à vouloir symboliquement s'unir et partager sa vie de façon exclusive avec une autre. Et cela, il avait beaucoup de mal à l'avaler. Tout comme le fait qu'il ne s'était pas une fois excusé de ses agissements, comme s'ils étaient normaux et la colère de Loan infondée, comme s'ils n'étaient rien. Il avait l'impression qu'ils faisaient toujours dix pas en arrière pour chaque pas en avant.

En fermant le magasin et en rejoignant sa voiture, puis tout le temps qu'il fut au volant jusque chez Camil, il put arrêter un moment de penser à son ressenti. Ses émotions orageuses s'étaient arrêtées subitement et il ne pensait plus qu'à la perspective sensorielle, charnelle, de le retrouver, à ses mains, à sa peau et à tout le reste. Puis il se demanda s'il ne devait pas se montrer distant de ce point de vue, pour le faire languir, pour l'obliger à regretter plus profondément ce qu'il avait fait. Après tout c'était envisageable, car pendant le silence qui s'était installé entre eux, il s'était défoulé sexuellement presque plus que d'ordinaire, il avait dû se faire au moins trois types, presque par esprit de vengeance autant que par plaisir personnel comme à son habitude. Lorsqu'il se gara dans la rue, à la vue de cette maison qui devait maintenant abriter cette personne étrangère, outrancière pour Loan, il sentit une vague de ressentiment remonter directement en lui et chasser la douceur des pensées qu'il avait eu plus tôt. Il s'y aventura d'un pas assuré et rapide, ouvrit la porte sans même sonner, car il ne voyait pas pourquoi il l'aurait fait. Il chercha son ami des yeux et le trouva directement, dans un fauteuil, l'air imperturbable. Sa vue fit naitre en lui un tas de conneries contraires, de blagues, de commentaires doux, d'insultes. Alors Loan ne dit rien sur le moment, ne prend même pas à la peine de répondre à son salut, une telle banalité le révulsant. Il se contenta de sortir une cigarette de sa poche et de l'allumer, pendant un temps assez long, les lèvres et le visage fermé. La première vague de fumée qui emplit ses poumons le soulagea un peu de tout un tas de trucs et il inclina son visage vers le plafond en soupirant, puis le replaça en direction de Camil. Il a comme une envie de le frapper au visage, mais finit par afficher un sourire un peu blasé, un peu distant. Mais un sourire quand même. Il tourna alors les talons en direction de la cuisine, toujours silencieux parce qu'il a l'impression que dès qu'il prononcera un mot tout risque de déraper salement, et aussi parce qu'ils n'ont pas besoin de ça pour se comprendre. De toute façon, il savait qu'avec Loan c'était souvent quitte ou double, ou il déversait un flot de paroles plus ou moins maîtrisées, ou il s'arrêtait tout simplement de parler. Il revint avec deux verres d'alcool fort, qu'il avait pioché au hasard dans le placard dédié dont il connaissait l'emplacement. Ensuite, il vint s'installer à son tour dans le salon, à une distance respectable de Camil; lui tendant son verre pour qu'il l'attrape et s'enfonçant dans son siège en continuant de fumer en silence. Il n'a pas envie de briser cet écrin de calme passager par une insulte ou une parole malheureuse, par une bouffée de colère, et il n'a aucune envie de s'épancher ou de jouer au sentimental qu'il n'est pas en commentant leur semblant de réconciliation. Il se souvient que sa grand-mère, dont la famille était d'origine plutôt modeste, lui disait toujours que chez elle on disait que quand on avait rien à dire, il valait mieux fermer sa gueule.  

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B. Camil Marshall
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Sam 30 Jan - 12:28


La porte, elle se referme rapidement. Et te voilà enfin dans la même pièce que ton... copain ? bonne question d'ailleurs. Un truc bien chiant et impossible à définir, qui te casse la tête autant que les cou*lles depuis des semaines. Ton pote, définitivement malgré vos conneries et vos insultes, tu pourras jamais qualifier Loan autrement que ça. C'est indéniable qu'il te comprend parfois que trop bien, qu'il sait venir déconner et que vos soirées en boîtes ou tes after de concerts sont les meilleures avec lui. Seulement s'attacher à un pote avec qui on couche c'est un merdier sans nom et c'est exactement se que vous faites depuis des semaines. Tu pourrais puérilement dire que tout irait bien s'il arrêtait d'aller se vider les cou*lles avec d'autres mecs. Mais tu sais très bien que la fidélité a jamais été de mise, votre relation n'ayant rien de définit, et toi m^me n'étant en rien fidèle. A qui que ce soit. A carolina ? Plus ton amie qu'autre chose, Amelia n'étant de femme que le titre, et Denver n'étant qu la mère de ton enfant. Non très certainement depuis des mois voir quelques années tu n'as rien comme qualificatif de très glorieux pour être en couple. Et comme toujours voilà se que fait ton cerveau, il part en vrille dans pleins de pensées stupides en sa présence. En ses silences. Parce qu'il n'y a aucun mot qui ne suit ta voix. Rien. Loan.

Tu relèves vaguement la tête en entendant son briquet. Alors quoi ? Rien ? Il est donc venu pour juste te faire chier de sa présence et de ses absences ? Tu reprends ton dessin, essayant de garder pour toi tes paroles acides qui te montent à la tête. Tu dois te contrôler, tu dois la fermer. Très clairement. Alors tudis rien, alors tu l'regard même pas fumer sa débile de clope comme si la soirée était normale. Deux semaines. Deux putains de semaines sans un seul mot, sans rien, hormis sans doute des histoires qui t'arrivaient aux oreilles. Difficile de pas les entendre quand tes potes sont communs aux siens. Alors ouais tu l'sais très bien qu'il est pas resté sagement à son débile de magasin. Déjà parce que c'est Loan, et puis parce que les gens parlent. Bordel, ça commence à chauffer dans ta tête. Et sa présence n'aide en rien. T'aimes pas sa manière d'être, sa manière de prendre autant les commandes que toi, t'aime pas son caractère, sa manière de riposter. Et pourtant c'est sans doute pour ça que tu traines autant avec. Tu repasses encore et encore sur quelques traits déjà tracé avant de te prendre une clope. Ton regard croise à peine le sien, discernant un putain de sourire sur son visage. Miracle. Humour débile parce qu'il n'y a rien de grandiose à cela vu le regard qui va avec le sourire. Tu pourrais culpabiliser oui, c'est toi qui t'es marié, mais non, parce que t'es comme ça. Et il tourne les talons alors que tu soupires, articulant sans son un "génial" à ton attention. Tu voulais le voir, tu voulais arrêter ce débile de silence. Pourtant c'est lui qui a fait le premier pas, c'est vrai. Mais là, tu sens un mur absurde entre vous deux et ça réveille tes colères et tes provocations. Comme toujours.
Il revient avec un verre et pour le coup ouais tu peux le dire c'est que oui Loan il te connait. Tu le récupères simplement le tournent entre tes doigts. Bordel de silence. T'aimes pas le silence. T'es dans ta tête bien assez stressé au quotidien, t'es de ceux qui s'apaisent mal, qui savent pas, qui peuvent pas. Tu finis par poser ton crayon et remettre sur la table ton carnet de dessin. T'allumes ta clope en l'observant. Il a une sale gueule. C'est Loan, quand y'a un truc qui le fait chier ça se voit sur sa tête. Et en l’occurrence ici c'est toi qui le fait chier, tu en as clairement conscience. T'as une sale gueule. C'est dit. Et tu bois une longue gorgée qui te fait du bien. T'es las de ces conneries c'est sur, t'aurais aimé vraiment oublier ces deux semaines, les enterrer, faire comme si de rien était. Et t'es doué pour ça. Tu le fixes avec un demi sourire t'amusant de sa distance et de son visage à moitié fermé. T'es venu ici pour vider mes bouteilles ou pour baiser dude ? Tu demandes avec taquinerie, parce que t'es Camil et que la maturité est rarement très longue chez toi.

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Loan W. Lowenstam
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✱ QUARTIER : Hayes Valley
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Dim 31 Jan - 11:52


Loan fit onduler le liquide de son verre pendant plusieurs instants. Il regardait les flux et reflux de l'alcool contre la paroi qui avait quelque chose d'assez fascinant, dans la lumière tamisée du soir. Il devait surtout avouer qu'il avait le réflexe puérile de ne pas vouloir regarder Camil, comme un enfant boudeur. C'était un peu ridicule, en vérité. Sa fierté était un peu exagérée, sans aucun doute, surtout qu'il s'en voulait à lui-même d'avoir baissé la garde. Il stoppa finalement le mouvement de sa main et porta le verre à la buoche, ingurgita rapidement une partie de son contenu. C'est alors qu'il venait de finir et que le verre se décollait de ses lèvres qu'il entendit la remarquer de Camil percer à travers le silence de plomb comme s'il avait tiré à bout portant sur la barrière qui les séparait. Alors, seulement, son regard vint confronter le sien, lui lançant une expression un peu surprise, un peu vexée, dubitative. C'était tout ce qu'il trouvait à lui dire ? Bien sûr qu'il avait une sale gueule, il était fatigué par sa journée de travail, et surtout il était en colère. C'est vrai qu'on pouvait toujours lire sur son visage ce que Loan ressentait, quand on le connaissait bien, et c'était assurément le cas de Camil. qui avait déjà subi ses énervements à plusieurs reprises. Or, chaque pore de sa peau semblait en cet instant le détester, tout l'y poussait d'ailleurs. Aussi, il dut se retenir de rire devant sa deuxième remarque. Quel gamin, de jouer avec lui comme ça, de le vanner alors même qu'il semblait énervé au possible. "Les deux, mon général" aurait il répondu sans hésiter un autre jour, dans de meilleures dispositions. Au lieu de quoi il but son verre à nouveau, longuement, en regardant le mur. C'était bien son genre ça, de se foutre de sa gueule dans une tentative de briser la glace. Finalement, ça le faisait rire, il devait l'admettre. Alors qu'il avait fait mine de s'en foutre pendant un moment, il se mit à rire doucement en fixant le mur, puis directement vers lui, un peu à retardement. Non, il n'était pas venu pour boire, pour baiser peut-être, mais il n'était pas sûr. Il ne savait même pas pourquoi il était venu à vrai dire, c'était bien son problème. Pour gueuler, quelque part, pour oublier aussi, quelque part. Pour l'instant, il semblait poussé vers l'oubli par l'attitude de Camil, qui réveillait ses réflexes de pote et ses vannes. « Tu me forces à choisir là ? » ricana-t-il doucement, un peu jaune. L'un ne fonctionnait pas vraiment sans l'autre, en général : Loan couchait rarement sobre, ça lui donnait l'impression d'être... d'être marié. Quel sarcasme. Maintenant que le silence était brisé, il ne le supportait plus, et l'instant de silence qui suivit sa remarque le dérangea profondément, aussi il enchaîna directement. « Et toi, tu m'as fait venir juste pour commenter ma gueule ? » dit-il ironiquement, sans arriver à avoir l'air parfaitement sérieux, un semblant de sourire aux lèvres. Et voilà, il signait. Il signait pour une conversation de conneries et de non-dits, d'effacement de tous les cris qu'il avait lancé en sa direction pour des rires idiots, et d'échange de l'immobilité et du silence contre leurs soirées bruyantes sans fin. Il savait que c'était comme ça qu'il allait le prendre, en tout cas. Mais Loan était sûrement plus rancunier qu'il n'y paraissait, et même s'il laissait tomber son énervement à cet instant, et avançait la main vers Camil, il sentait que quelque chose restait de tout cela au fond de lui, qui risquait de refaire surface au moindre ébranlement. Il n'y pensait pas, par contre. Seulement à l'impression grisante, simple impression, que les problèmes pouvaient disparaître en les glissant sous le tapis.


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B. Camil Marshall
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Dim 31 Jan - 14:28


Si t'étais plus mature, si t'étais plus franc, juste avec toi même, juste avec ta tête, tu avouerais que ça te blesse. Sa manière de réagir, d'agir. Sa manière de ne as te regarder un seul instant, de fixer son attention sur la boisson, le mur, autre chose. Mais pas toi. Il te blesse. Loan il sait bien le faire. Il sait parfaitement le faire. Peut-être pour cela aussi que tu vas inévitablement en couple avec des filles, parce que inévitablement tu as le rôle du connard, tu domines, tu agis. Tu as le dessus. Alors qu'avec Loan, y'a rien. Parce que vous êtes pas en couple c'est certain, tu n'en veux pas de lui. Rire. Bullshit. Tu sais pas vouloir quelque chose. Mais Loan c'est toi, en pire parfois, en mieux par instant. Tu ne sais pas vraiment définir... Mais tu n'le diras pas, tu n'veux même pas e reconnaître. Il fait se qu'il veut, ça te touche pas. Tu te drappes comme toujours l'esprit d'un masque que tu connais si bien. Tu te fous de tout, tout simplement. Alors s'il préfère mater son verre d'alcool stupide plutôt que ta gueule, grand bien lui fasse, tu feras aucun plaisir en lui disant qu'il te saoule avec son détachement total. Alors tu choisis le jeu, la provocation, l'humour. Parce que t'es toi, et que tu agis souvent comme ça. Tes paroles, elles le font réagir. Pas comme tu voudrais certes, mais tu vois son visage, sa mâchoire se contracter un peu. Allez énerves toi Loan, t'es vraiment bon à ça, à ce eu malsain de se crier dessus le plus durement possible. En privé vous êtes un enfer né, et votre complicité publique n'est pas si longue tant y'a a redire de vos comportement. Alors tu joues, t'es doué, et lui il est doué pour rentrer dedans. S'énerver. Par moment. Même si la vérité c'est que tu sais pas bien se dont tu as envie. Qu'il s'énerve ? Qu'il arrête cette guerre stupide et que vous reveniez à vos taquinerie, à votre complicité ? Aucune idée. T'sais rien Camil, comme toujours. Il est là, de marbre se foutant de tout. A se demander pourquoi il est venu ce soir. T'as envie d'lui demander dans l'fond. Parce que sérieusement, si tu retrouves pas ton pote pour déconner tu vois pas trop à quoi ça peut tourner.
Et son rire te fait relever le regard vers lui, lentement, sans bouger la tête, ton verre toujours tournant entre tes doigts qui ne savent pas s'arrêter. Il finit par sortir de son rôle de froideur, alors que tu croises vaguement son regard. Tu me forces à choisir là ? Ses mots te font vaguement sourire, intérieurement. C'est donc pas peine perdue. Tu prends un gorgée d'alcool, il est là. Peut-être trop lointain pour savoir que c'est gagné, mais ouais, c'est Loan. Le forcer à choisir. Si tu es le maître incontestable du sexe à tout va, pour Loan c'est de même mais avec de l'alcool. Pas sur d'avoir un seul jour couché avec lui sans qu'il est bu. Où peut-être un matin en se réveillant avec lui, et encore t'es pas sur d'avoir vraiment couché avec Loan un matin. Si l'un se réveille à poil dans le lit de l'autre, c'est pour se tirer ensuite prendre un café. T'inquiètes, toute la ville sait que tu sais pas bander sans boire.. Et quand tu dis ça sans tellement extrapoler, sachant très bien à quel fréquence ton pote ramène des mecs dans son lit, où même dans les bars simplement. T'as pas tellement eut plus de temps pour répliquer. Faut croire que Loan dérider, t'as plus tellement le loisir de contempler le silence. Et toi, tu m'as fait venir juste pour commenter ma gueule ? Touché. "J'sais pas pourquoi je t'ai fais venir... tu me manquais"... Bullshit, pas sur que ces mots puissent vraiment sortir de ta bouche sans que tu sois à la limite du coma éthylique. Tu l'observes. Son sourire, son regard froid et pourtant ... et pourtant qui semble peu à peu se retrancher derrière un chemin de connerie. Tu sais pas si c'est la bonne chose à faire, éloigner vos problèmes, comme mettre un tapis pour cacher la poussière. Tu penses pas que ce soit les choses à faire... mais vous êtes pas marié, vous ne vous devez rien. Non ? Faut dire que j'dois être celui qui l'a vois le moins ces temps-ci, tout comme ton corps je présume, alors laisses moi deux secondes profiter de cela. Tu répliques avant de vider ton verre. Tu finis par bouger par te pencher pour récupérer la bouteille, lui lançant un regard amusé. Alors quoi y'a tant de mec intéressant à SF pour te laisser éloigné de ma piaule aussi longtemps ? Taquinerie, fond de vérité sur le fait de toucher du doigt le fond du problème. Vos conneries. Son besoin incessant de baiser ailleurs. Ton besoin incessant de faire n'importe quoi avec un sexe qui déplait à ton ami. Mais bon, tu brûles ce sujet de tes pensées en même temps que tu allumes une nouvelle clope entre tes lèvres.

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Loan W. Lowenstam
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Lun 1 Fév - 0:15


Loan en avait vite eu assez de faire la tronche à Camil. Certes, il se considérait lui-même comme assez immature, mais à ce point ? Il s'était dit que ça ne servait à rien d'être venu là juste pour ça. S'il n'avait pas voulut venir, au fond, il serait resté chez lui, ou il serait allé se faire un autre gars et lui aurait envoyé les photos. Donc s'il était là c'était bien qu'il le voulait, pourquoi le nier comme si on l'avait forcé à être là ? Aussi, il se mit dans l'engrenage de Camil, et même s'il n'était pas vraiment plus mature de rigoler et de raconter des conneries au lieu de parler de leurs problèmes, au moins il n'était pas venu pour rien, au moins il aurait tenté de récupérer une partie de leur relation. Son regard retrouva le sien en même temps que ses mots, et c'était alors comme si une demi-seconde seulement s'était écoulée depuis leur dispute, et qu'ils avaient simplement appuyé sur le bouton pause. C'est vrai, que Loan pouvait pas coucher sobre, il trouvait ça triste et ennuyeux, ou alors peut-être qu'il avait un petit reste d'éducation religieuse qui le retenait inconsciemment quand il essayait de faire quoi que ce soit sobre. Et puis l'avantage, c'est qu'on pouvait en faire des choses, sous le prétexte de dire "oui mais j'étais bourré". Il n'y avait plus de barrières. C'était l'excuse parfaite, ça dédouanait de ses actes tout en donnant l'air cool. Après tout avec Camil c'était un peu ça, un éternel "oui mais j'étais bourré", le plan d'un soir avec un pote, qui se répète à l'infini comme dans une sorte de roue infernale du cul. D'ailleurs, Loan venait de finir son verre, le posait devant lui puis se réinstallait bien au fond du canapé, toujours un peu éloigné, en écoutant la réponse de son ami. Tout ce qui sortit de sa bouche transpirait la jalousie, ou en tout cas la fixation sur le fait que Loan couchait avec tout et tout le monde, soi-disant. Et puis profiter de quoi ? De voir sa tête ? Et comme si lui n'en avait pas profité pour coucher aussi. Camil avait beau lui affirmer le contraire, Loan restait persuadé qu'il couchait avec cette fille qu'il avait épousé à Vegas. C'était obligatoire, dans son esprit. La bisexualité de son ami le poussait à la paranoïa. Après tout, il savait les choisir, elle devait sûrement être très séduisante et pas contre l'idée de coucher avec lui, ce qu'elle avait déjà dû faire sur place. Non, stop, ridicule, il ne devait pas s'en soucier, il s'en fout. Il pose plus loin son mégot de cigarette terminée. Après tout, lui non plus ne pouvait pas s'empêcher de commenter sa vie sexuelle à tout va comme si c'était ses oignons. Comme si c'était le cul des autres mecs qui l'avait poussé à s'éloigner, alors que c'était plutôt sa connerie et ses remarques à la con, et il le savait. Dans sa bouche, on avait toujours l'impression que tous leurs problèmes, que tous les problèmes de la terre entière provenaient de la bite de Loan. Aussi il répondit le plus sérieusement du monde.  « Bah ouais. Y a de quoi faire on va dire. Qu'est-ce que tu crois ? » Prend ça Camil, tu l'as bien mérité  Il cherchait à le provoquer, bien évidemment. De toute façon, qu'est-ce qu'il voulait entendre, que c'était le meilleur coup de San Francisco ? Qu'il avait rien pu faire sans penser à lui ? C'était faux. Il avait baisé sans scrupule et il avait pris son pied, sans lui, un peu par vengeance mais pas enivré par elle non plus. Donc il était ridicule de chercher à prétendre que Loan avait simplement fait un détour pour revenir à lui, car il faisait constamment des détours, en vérité, il n'allait jamais droit, il n'était pas une nonne. Son pote le savait, et pourtant il faisait semblant d'être surpris, énervé, et Loan avait parfois le sentiment qu'il cherchait à le discipliner, ce qui n'était pas prêt d'arriver, du tout. Donc il repris, en le regardant au fond des yeux. « J'ai pas envie qu'on parle de ça, laisse tomber mec. » C'est vrai, il lui reprochait son absence et multipliait pourtant les allusions à des sujets qui étaient au centre de leurs disputes. C'était illogique, illogique. Il cherchait vraiment à le foutre dans une impasse alors qu'il avait fait un effort pour être sympa et pour rire, c'est dingue. Loan se leva pour remplir à nouveau son verre, et se rassit d'un air sombre.

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B. Camil Marshall
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Lun 1 Fév - 22:24


Tu devrais en profiter. Profiter de l'instant de "capitulation" de Loan qui l'a poussé à venir ici. Tu devrais savourer ce truc, car sans même dire un seul mot il a finit par revenir. T'es pas du genre à jubiler, à savourer cette victoire sur ton ami. Il a craqué cette fois, mais c'est toujours pareil, y'en a toujours un qui revient. Même si souvent tu doutes vachement, tu te dis que l'un ou l'autre est allé trop loin. Mais le trop loin vous ne connaissez pas. T'es infoutu de savoir où peut bien se trouver la ou les limites à votre bordel sans nom. A vos conneries, vos insultes et vos coups. A vos gueule de bois, vos fastfood en pleine nuit et vos éclats de rire. Alors à chaque fois c'est pareil, de vous deux y'en a toujours un qui revient. Cette fois c'est lui. Et tu devrais en profiter. Mais t'es pas comme ça. Tu sais pas. Tu sais pas faire. Pas baisser les bras, pas être mignon et reconnaitre que tu dois filer droit. Non. Alors tu joues, tu provoques, tu fais chier ton monde. Parce que pour une fois que c'est pas lui, c'est toi. C'est tout. Bah ouais. Y a de quoi faire on va dire. Qu'est-ce que tu crois ? Crevard. Tu réagis pas, tu gardes un sourire amusé sur ta gueule. Tellement faux, mais qu'importe, tu l'fixes comme si t'en avais rien à foutre de ses mots. Parce que c'est vrai, après tout... C'est Loan. Tout le monde sait que c'est un vrai queutard. "Comme toi." te souffle une fois que tu fais taire. Tu laisses échapper un léger rire, très léger, le genre de rire qui montre que tu t'en fous, que tu ries jaune, mais que tu t'en fou. Ou pas justement, mais qu'importe. En effet qu'est-ce que tu crois ? Si t'es toi même occupé entre les cuisses d'une meuf rencontré dans un bar ou avec un mec croisé à l'angle d'une boite, alors de lui tu peux rien attendre c'est certain. Tu vides ton verre, tu sais pas bien pourquoi t'as accepté qu'il vienne. Sans doute pour la même raison que d'habitude. J'ai pas envie qu'on parle de ça, laisse tomber mec. Tu le suis du regard, tes dents se crispent et tu sais déjà qu'il t'a énervé. Sa manière de parler, de s'énerver sans le montrer, de se crisper, ses mots prononcé. Tu serres les dents, t'aurais bien voulu amener la soirée sur un autre sujet mais c'est Loan et son attitude te fait chier. Tu l'observes se servir un verre. Et ton humeur se voilent, tes pensées s'assombrissant doucement. Fine. Alors t'es venu parler d'quoi ? Choisis donc ton sujet vu qu'il semblerait que ce soit tu sois l'maître à bord. Ta voix est acide, et ta colère à peine voilé par un demi ton d'humour qui ne fait même pas son effet. Toi même tu y croyais. Tu pensais vraiment que ta connerie naturelle permettrait de faire comme si tout était normal. Mais trs clairement t'es pas l'seul à pas digéré son absence. Non pas que deux semaines soient la fin du monde sans le voir, pas comme si t'avais besoin de sa présence régulièrement. Mais la raison de celle-ci t'insupporte et sa manière de la jouer détaché aussi. Tu devrais te calmer, faire machine arrière mais non. T'es venu faire quoi ici ? Tu finis par demander, nettement moins énervé, nettement plus sincère.

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Loan W. Lowenstam
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Mar 2 Fév - 22:29


Rien n'avait duré, comme d'habitude Loan s'était mis dans son jeu, mais cela n'avait eu de succès que très temporairement. Très très temporairement. C'était drôle deux minutes de le considérer comme la pute de toute la ville à revers de sarcasmes. Jamais rien entendu d'aussi drôle. Surtout venant de la bouche de Camil, c'était vraiment encore plus drôle. Venant de celui qui engouffrait son engin dans tout ce qui passait, sans distinction de sexe. Il ne savait pas ce qu’il voulait, l’autre là. Il savait juste gueuler et dire tout et son inverse. C’était insupportable. Même si, certes, Loan ne valait pas mieux en ces termes. Mais non, il n’avait pas envie de supporter ça, malgré la boisson qui se diffusait dans ses veines jusqu’à son cœur, malgré la clope qui apaisait sa respiration, malgré le calme de la soirée, de la pièce, malgré le calme apparent de la situation. Lui n’arrivait pas à se calmer intérieurement, ni à accepter les allusions de son ami. Sa conscience l’en empêchait, sa fierté. Le rire jaune qui sort de la bouche de son ami résonne en Loan et lui fait froncer les sourcils. Touché, comme on dit. Il faisait semblant de s'en foutre, comme lui, mais il savait que cela ne le laissait pas indifférent, comme ses mots à lui ne le laissait pas indifférent, à l'inverse. Il ne se sentit pas mal de lui avoir fait cette réflexion cinglante, il pensait qu'il le méritait. La suite de ses mots lui fit lâcher un long soupir d'exaspération et il se prit la tête entre les mains une seconde, puis la releva vers Camil. Il tenta de ne pas s'énerver directement, partir au quart de tour et lui crier dessus ou lui en mettre une, et but lentement de son verre. Finalement, exaspéré, et incapable comme toujours de tenir en place, il se leva lentement du canapé, en même temps que Camil reprenait, visiblement cherchant lui aussi à calmer le jeu, l'agressant moins. Loan fit quelques pas calmes dans la pièce. Pourquoi était-il venu ? Enfin il posait à voix haute la question qui tournait dans sa tête depuis l’instant même où, passant la porte, il s’était retrouvé né à né avec l’air suffisant de Camil. Pourquoi était-il venu ? Même lorsqu'il essayait d'être honnête avec lui-même, Loan ne voyait pas. Pour coucher, peut-être, bien qu'il savait se satisfaire sans lui, il avait du mal à se lasser physiquement de Camil et ils avaient une très bonne alchimie sexuelle, mais cela ne lui paraissait pas vraiment une raison suffisante pour laisser tomber sa colère aussi brutalement. « Je sais pas. » lâcha-t-il, lassé de regarder en lui, rattrapant du bout des doigts son verre posé sur la table mais restant debout. Peut-être que leur amitié lui manquait, il avait d'autres amis mais il allaient et venaient généralement, Loan ayant tendance soit à s'en aller dans un autre pays, une autre ville, soit à coucher avec et tout gâcher. Mais tout de même, il avait d'autres amis, et puis il passait sa journée en relation avec les gens ce n'était pas comme s'il était solitaire. Et puis, c'était ridicule, pourquoi y cherchait-il une raison ? Il avait agi sans réfléchir, il ne réfléchissait jamais de toute façon. Il n'y avait pas de raison. Voilà. Il n'y avait pas de raison. Et visiblement, étant donné l'attitude de Camil et son énervement personnel qui ne faiblissait pas, il n'avait pas non plus de raison de rester. Il repris, en le regardant, une main dans sa poche et l'autre crispée contre son verre, la mâchoire serrée. « J'aurais pas dû. » Les mots claquèrent sur sa langue, acérés, son regard essayant de soutenir celui de son ami sans ciller. Soulagé de faire ainsi sortir ses pensées de sa bouche, il pinça ses lèvres avant de reprendre, d'un ton visiblement plus énervé. « Je suis pas le fautif ici, tu as agi comme un connard, mais tu continues de te foutre de ma gueule. » Le fait de lui dire ça debout, dans une position surplombante, donnait à Loan l'impression contradictoire d'être bel et bien le connard de la situation. A plusieurs reprises, il se retint d'ajouter "C'est bon, je me casse." et de dégager rapidement de la pièce. Tout cela ne menait à rien et ils étaient de vrais gamins. Passer sa soirée à gueuler et subir des allusions ne lui disait rien, même si l'idée d'une fin au lit miroitait au-dessus. Pourtant, ses pieds restèrent scotchés au sol et ses yeux sur Camil, attendant quelque part l'étincelle finale qui le ferait exploser et dégager.

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Jeu 4 Fév - 0:25


Vous allez au devant des ennuies. Lui comme toi. Et ce soir c'est toi qui a cherché, parce que ça n venait pas, parce qu'il était là à tourner en rond, à hésiter entre gentillesse et foutaises. Alors t'as choisis. Comme toujours quand tu as le choix, tu prends le mauvais c'est certain. Il n'osera jamais te contredire sur ce point là. Tu cherches. Et après tu seras le premier à lui reprocher vos engueulades, à lui reprocher tout et rien. Parce que ça marche comme ça. On est toujours innocent, on est toujours pur alors qu'on a les mains pleines de boues -pour ne pas dire sang parce que sur ce point oui t'es pas taré à ce point. Et évidement c'est Loan, il perd aussi rapidement son calme que toi. Parce qu'en surface c'est toujours la même image et qu'au delà c'est pareil, en moins calme. Quand il s'lève, tu l'suis du regard,sans même daigner lever la tête, tu relèves juste les yeux le suivant avec un peu de suffisance. T'es con Camil, tu le sais. Mais t'es comme ça, un roi dans l'art d'être con. Il faut remercier un peu tout SF. Il y a trois ans t'étais nettement moins arrogeant, nettement moins battant. Pas moins chiant pour autant. Tu portes ton verre à tes lèvres le suivant du regard sans un mot quand ta phrase vient mettre un temps de silence. Ta question qui reste en suspens. Si t'as rien envenimé les choses, tu ne les a pas calmées pour autant c'est certain. Mais t'es pas là pour ça. T'es là pour rien. Tu savais même pas quand est-ce qu'il reviendrait. Pour quoi il reviendrait. Pourquoi il reviendrait ? C'est la question qui tourne vachement dans ta tête. Mais vous êtes potes, et le reste semblent pas assez important pour passer au dessus de ce principe. Même votre semblant de relation stupide basé sur du sexe et des gueulante de jalousie. Vous êtes potes, non ? Et ça explique tout. Sauf que Loan il est rancunier, Loan il pardonne pas tout et ça tu le savais. Et pourtant... tu te retrouves marié, à une fille, à une blonde, à une inconnue. Pas sur que marier à un mec aurait plus à Loan, mais ça serait sas doute mieux passé t'en à conscience pour son dégout de ta bisexualité.  Whatever. Branleur.
Je sais pas. Ces mots, c'est quand même une sacré claque dans ta gueule c'est certain. Parce que c'est pas dit avec provocation, parce que c'est pas dit avec colère. Il semble vraiment lassé et t'aurais préféré d'autres mots ou d'autres insultes quitte à avoir pire. Tu détournes le regard cette fois-ci, parce que ça te fait chier, c'est certain et que sa manière de le penser c'est pire. Tu fixes ton écran de télé éteint. J'aurais pas dû. Tu lui adresses même pas un regard portant à nouveau ton verre à tes lèvre alors que tu avales le liquide qui brûle ta gorge trop habituée. ... sans doute pas, oui.. Tu lâches avec amertume, sans chercher à le provoquer. C'est qu'une réalité, si même Loan semble regretter son geste t'as aucune envie d'le voir rester. Tu fixes le poste de télévision immense et noir, t'aurais préféré qu'il te dise une connerie. Une excuse de merde. Qu'il dise qu'il avait rien à foutre ce soir. Qu'il avait plus d'alcool. Qu'il avait personne de dispo pour le divertir. Parfois t'es maso, mais tu préfères ça aux paroles trop pleines de sens de ton pote.

Je suis pas le fautif ici, tu as agi comme un connard, mais tu continues de te foutre de ma gueule. Sur le coup tu t'y attendais pas tellement. Tu t'y attendais plus tellement. C'était plus des piques passif agressif depuis son arrivé et du pensais pas qu'il en viendrait au sujet. Pas à ce sujet. Tu tournes le regards vers lui. Tu l'fixes, là plus grand que toi, debout face à toi avec cette dominance qui t'insupporte autant que te donne l'envie de l'envoyer ce faire foutre. D'ailleurs quand t'ouvre la bouche tu te retiens de justesse de prononcer des mots qui ne font que traverser ton esprit dans le seul but de prendre le dessus sur lui. Tu te reprends vaguement. Un minimum, tes doigts serrant un peu ce verre qui n'y est pour rien. Comme un connard ? J'ai agis comme un connard ? Tu le fixes balancé entre l'envie de rire jaune ou de lui sauter à la gorge. Tu m'expliques en quoi ça te concerne ? ... Que mon ex puisse me traiter de connard, ok je peux l'admettre. ça passerait même auprès de certaines personnes mais en quoi le fait de devoir me taper les conséquences de ce truc avec Amelia font de moi un connard à tes yeux? Tu le fixes avant de déplier tes jambes et te lever pour te mettre à la même hauteur que lui plongeant tes yeux dans les siens. J'me suis marié, il est temps de t'y faire. Mais arrêtes de me traiter de connard, les gens vont finir par croire que t'es jaloux. Tu lâches entre provocation et surtout ironie, sachant très bien le caractère de Loan et sa non envie totale de s'engager dans quoi que ce soit dans la vie, que ce soit avec quelqu'un, ou avec quelque chose. C'est peut-être ça le problème dans le fond. Loan tu l'as rencontré après ton fiasco de mariage avec Denver, avec ton nouveau souffle d'envie de liberté, d'envoyé tout chier, mais Loan c'est pas toi. Et malgré ton absence de limite, ton immense liberté, sur bien des points toi et Loan vous coller pas au même moule et peut-être que c'est ça qui est blessant. Alors tu préfères simplement te raccrocher à ton pote, parce qu'après tout, c'est tout aussi bien.

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Loan W. Lowenstam
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Jeu 4 Fév - 19:47


Loan regarde ses mots se heurter au visage fermé de Camil, qui ne le regarde même pas. Il en a finalement assez de fixer ce profil inexpressif qui l'ignore et détourne lui aussi le regard, vers l'autre côté, vers la fenêtre. Il n'arrive même pas à s'énerver vraiment, il est bloqué dans un semi-stade d'acceptation silencieuse et de légère rage piquant à travers. Il se dit qu'il aurait dû laisser tomber ces histoires, faire comme si rien ne s'était passé, même si cela aurait bloqué leur entente un moment, ils seraient vite repartis sur un nouveau pied, vers une nouvelle direction. Combien de temps cela aurait duré ? Quinze minutes, peut-être, ou le temps d'une soirée, simplement. Puis tout serait redevenu comme d'habitude. Pourquoi Loan avait-il besoin d'en faire tout un plat, cette fois-ci ? Une bonne partie de lui se fichait éperdument de tout ça, d'ailleurs, et ce qui semblait le gouverner alors qu'il avouait à Camil combien il détestait son attitude, c'était une minuscule part de lui qui se sentait, sans justification, blessé par son acte, et surtout par sa réaction à ce dernier. Il l'écouta à peine quand il confirma ses dires, approuva le regret qu'il avait lui-même d'être venu. Mais ce n'était sûrement pas pour les mêmes raisons, il détestait sûrement que Loan soit venu pour s'énerver à nouveau et non pas pour tirer un trait sur les choses, ou alors il détestait qu'il ne marche pas dans sa combine de rire, boire, comme si de rien n'était. Loan se détestait aussi lui-même pour ça, après tout. Mais pour lui, il n'aurait pas dû venir non pas parce qu'il regrettait de dire ce qu'il pensait à Camil, mais parce qu'il aurait préféré avoir des intentions plus claires en venant. Ses vérités sur la raison de son silence, qu'il lance à son ami par bribes sans les expliquer ni les justifier, l'obligent à tourner ses yeux vers lui. La bouche de Loan est fermement scellée et il le regarde alors lui aussi, la mâchoire tendue. Il regarde le dédain et la rage s'animer dans les yeux de Camil, et ça le ferait presque rire si ça ne lui provoquait pas une certaine appréhension de ce qu'il allait répondre. Il l'écoute et a l'impression qu'il ne comprend rien, qu'il cherche des raisons à la colère de Loan alors qu'il n'y en a pas. Tout cela dépassait très sûrement ce qu'il s'était passé, qui n'était sûrement qu'une excuse, après tout, une excuse pour pester contre tout ce qui énervait Loan chez lui, un motif d'engueulade pour faire en sorte que Camil le déteste. C'était sûrement ce que c'était mais Loan ne le réalisait pas.

Il le suit des yeux à mesure qu'il se lève et bouche sa vue sur le salon. Si vous êtes tous les deux debout, il faudra essayer d'éviter d'en venir aux mains, dans une impulsion idiote d'adolescent que pourrait avoir Loan. Là, dès que son ami a finit de parler, il ne peut réprimer un rire. Un rire bref, blasé. Donc c'est ça, Camil le prend pour une midinette, une gamine jalouse de son mariage, c'est ça qu'il croit. Alors même qu'il sait très bien que Loan préférerait mourir plutôt que se marier, qu'il n'a jamais connu aucune stabilité amoureuse et qu'il n'a même pas envie d'en connaître. De la jalousie, réduire tout cela à la jalousie. S'il y en avait, c'était infime, et Loan était sûr qu'il n'y en avait pas. Il avait sûrement tort. « Jaloux ? Vraiment ? » Il ne peut retirer le léger sourire sur son visage, tellement il trouve tout cela ridicule et n'y voit aucun sens. Il hausse un peu le ton pour se donner un contenance « Jaloux de ton mariage à deux sous avec une pétasse blonde ? Tu crois quoi, que c'est mon rêve depuis toujours ? Sérieusement ? » Il ne sait même plus quoi dire, boit longuement de son verre. Le finit. Il n'a aucun souci à appeler de la sorte la jeune femme, qu'il ne connaît que parce qu'elle l'avait embrouillé pour des histoires d'affiches à la con, qu'il détestait en vérité avant ça, même si Camil croira le contraire. Le sourire de Loan s'efface et il essaie de redevenir sérieux. Il ne sait même plus pourquoi il lui a dit qu'il était un connard à la base, ou il ne saurait pas lui expliquer, il essaie de faire comme s'il ne l'avait jamais dit, mais ça ne fonctionnera pas, il faut qu'il s'explique, qu'il donne une raison. « Je suis pas jaloux. Tu te tapes ce que tu veux. Simplement ça me soûle que tu veuilles te la jouer exclusif avec une fille, même symboliquement, et tu le sais mais t'as rien dit. Et ça, ça me fait chier. » Il n'en dirait pas plus. Il se sentait con. Il quitta son regard pour aller poser son verre sur la table basse. Il lui semblait que de toute façon Camil allait faire la sourde oreille, comme lui le faisait quand il lui reprochait de baiser toute la ville. Il s'en foutait sûrement de ses reproches, autant que Loan s'en foutait des siens. Il jeta un regard vers le couloir et dit directement« Je vais pisser. » , et quitta la pièce avant de l'entendre répondre des conneries à ses conneries. Peut-être même qu'il s'éclipserait et ne reviendrait pas dans le salon. Ce serait peut-être mieux.

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B. Camil Marshall
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Ven 5 Fév - 1:08


Il rie. Le con. Toi t'as pas envie de rire par le simple fait de le voir autant se foutre de tout. Jaloux ? Vraiment ?Bien sur que non. Bien sur que oui. Pas cette jalousie que les gens trouvent charmant, pas le genre de jalousie avec laquelle on écrit des romans. Nan rien de palpitant, juste ce besoin possessif impossible que ni l'un ni l'autre ne voulez reconnaître. T'es incapable de te l'avouer à toi même que tu crèves d'envie de meurtre quand il baise ailleurs. Mais t'es aussi incapable de poser l'ultimatum de lui interdire. C'est que ton pote, et toi même tu ne supportes pas l'idée qu'on puisse ainsi te poser des barrières. Alors en donner aux autres ? Nullement ton intention. Alors non, tu l'sais très bien que Loan n'est pas jaloux, qu'il se fout totalement du nombre de personnes que tu fréquentes. Jaloux de ton mariage à deux sous avec une pétasse blonde ? Tu crois quoi, que c'est mon rêve depuis toujours ? Sérieusement ? Tu lèves les yeux au ciel. Faudrait déjà que quelqu'un puisse t'supporter et vouloir d'toi. Tu siffles avec emportement. Il avait qu'à pas traité ta femme de pétasse. Y'a que toi pour la traiter de pétasse, de conne, de frigide et de fade. Où Magda peut-être, mais parce que Magda au final elle se délecte de la situation, elle n'a rien contre cette blonde et ça te sidère quand on observe la grande ressemblance avec Denver. Si pour la brune Magda avait une aversion sans égal, pour la blonde, elle semble pouvoir la tolérer au point de s'en amuser. Alors ça peut passer, mais Loan... nan. Et puis soyons clair, en faite tu en aurais rien à foutre qu'il puisse l'insulter si vous étiez en bon terme. Mais Loan est lointain, Loan est hautain. Loan t'insupporte alors tu ne supportes rien. Gamin. Tu l'regardes finir son verre, tu dis rien. Il t'énerve. Tout t'énerve. Tu voudrais revenir à avant, à une partie de console, à des verres et des blagues. Tu voudrais sortir t'éclater, le rejoindre après un concert et t'éclater avec. Mais non. Pas cette fois. Pas depuis longtemps.

Je suis pas jaloux. Tu te tapes ce que tu veux. Simplement ça me soûle que tu veuilles te la jouer exclusif avec une fille, même symboliquement, et tu le sais mais t'as rien dit. Et ça, ça me fait chier. Tu le dévisages froidement et pourtant surprit. Et son regard tu le croise pas, son regard est absent et il finit même par s'éloigner coupant un terme à cela. Normal, évident. Lâcher ça puis se taire, fermer la discussion quand il le veut. Quand il l'a décidé. Oh bien sur, et avec un mec ça te gênerait pas ! Il n'écoute pas. Je vais pisser. Tu sais pas si c'est sa manière de laisser tomber, de se désintéressé ou de tout lâcher mais ça t'insupporte. Alors tu le rattrapes dans le couloir l'attrapant par le bras pour le forcer à se tourner. J'ai rien dis parce que j'te rappelle que je me souviens même pas de ce stupide mariage de merde ! Et j'ai pas de compte à rendre. Désolé si y'a pas que les bites qui m'font bander comparer à toi, désolé mec d'aller baiser autre chose que des mecs si t'as un problème contre ça j'y peux rien. Mais arrêtes d'm'en foutre plein la gueule juste parce que moi j'arrive à m'caser comparer à toi. Tu lâches avec acidité en le fusillant du regard. Parce qu'il te saoule. A parler d'exclusivité, de mariage et de blondasse. Parce qu'il te saoule à te reprocher un truc que tu regrettes, parce qu'il te saoule à rajouter ça aux conséquences de ton mariage, et puis toi t'en veux pas d'exclusivité, t'en veux pas de mariage, toi sérieusement t'as déjà assez de ton fils comme engagement. Le reste tu sais pas gérer, tout le monde le sait. Alors qu'il se détache de toi pour des conneries comme ça, ça te fout hors de toi, quittes à être con oui.

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Loan W. Lowenstam
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Ven 5 Fév - 19:59


Faudrait déjà que quelqu'un puisse t'supporter et vouloir d'toi. Ca fait plus mal que prévu, les lèvres de Loan s'entrouvrent et lâchent un long souffle appuyé avant de reprendre. Comme si qui que ce soit le supportait, lui. Quel hypocrite. Loan s'en fout, il n'a pas besoin que qui que ce soit le supporte, mais l'entendre dit comme ça, c'est comme s'il ne valait rien, et cela pique son orgueil, comme s'il était seul et que personne ne supportait sa présence, pas même Camil. Et puis, c'est comme si Loan jouait au type libéré sans attache simplement parce que tout le monde le détestait. Il le réduit à un désaxé, un chiffon à sperme, et il l'en aurait frappé au visage à l'instant, parce qu'en lui là, il voyait le reflet de son père, le reflet de celui qui ne voyait en lui qu'un gosse perdu minable que personne ne pouvait ni ne devait aimer, pas même lui. Ses mots le blessent d'autant plus qu'il sait qu'ils sont vrais, qu'il sait que tout ce qu'il a tenté dans une optique romantique avec des gens au fil des années tournait instantanément au vinaigre pour la simple et bonne raison de ses sautes d'humeur insupportables et de son incapacité à se contenir sexuellement. Ce qu'il dit, il a le droit de le penser, mais pas de lui dire, comme ça, juste pour le plaisir de lui faire mal et de le voir s'énerver encore plus. C'est un jeu cruel. Loan reprend, il n'arrête plus le flot de franchise qui sort de sa bouche, il n'est pas du genre barrière une fois qu'il a commencé, et encore une fois Camil répond au quart de tour. Si, ouais, avec un mec ça le gênerait. Avec une fille il trouve ça plus ridicule, plus absurde parce qu'il ne le comprend pas, plus construit, conforme à la société. Mais avec un mec ça l'aurait gêné quand même. Loan quitte la pièce, et pense sérieusement à s'éclipser ensuite, à s'éloigner, pour mieux revenir, ou peut-être pas. Il est coupé dans son envol par l'empoigne forte de Camil, qui le force à se tourner vers lui, mais il est déjà muré dans le silence sans envie d'en sortir pour dire à nouveau des conneries. Il a dit ce qu'il avait à dire, il n'a pas envie qu'il le retienne, il n'a rien à dire de plus, et ne veut rien entendre de plus. Il mentionne ses propres erreurs et les renvoie toujours à Loan comme si c'était de sa faute, et cela le fout dans une certaine résignation, un abandon. Il n'a plus envie de lui crier dessus si c'est pour que tout soit toujours ramené à lui, à sa faute. Loan attend qu'il finisse de parler, repousse mollement le bras qui le tient, prend un air blasé. Dis ce que tu veux je m'en fous. Comme s'il avait envie de se caser, de se retrouver emprisonné, et que ça, ce genre de dispute idiote qui le soûle, devienne un quotidien dont il ne puisse se détacher. Comme s'il voulait se retrouver avec un gosse sur le dos comme lui, à la famille disloquée. Loan soupire doucement, lance sans conviction « Ta gueule... » , entre ses lèvres, pas une attaque, une sorte de murmure assourdi. Il se tourne, quitte son regard, se frotte le visage de la main un moment. Il aurait continué le combat si les mots de Camil ne l'avaient pas autant rabaissé. Il préfère le laisser se sentir comme un con à gueuler tout seul. Il se la joue au-dessus de tout ça, plonge une main dans sa poche à la recherche d'une cigarette, se rend compte qu'il les a laissé dans le salon, lève les yeux au ciel. Les doigts encore dans sa poche, il les fait bouger, les regarde, passe sa langue contre l'intérieur de sa joue pour tenter de ne pas exploser de rage.« Du coup, je vais me casser je crois, hein. » C'est incertain. Il lève les yeux et regarde Camil pendant un certain temps, d'un air détaché, qui n'est qu'un air. Il voudrait l'entendre de sa bouche. "Casse toi.". Il voudrait qu'il soit honnête. Il ne voudrait pas passer pour le connard qui fuit, il voudrait que lui passe pour celui qui le chasse.  

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B. Camil Marshall
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Sam 6 Fév - 2:12


Tu pourrais le savoir. Que tu vas trop loin. Tu pourrais le savoir aisément, car Loan n'est pas ton mec, c'est ton pote. Et tu le connais. Vous parlez, pas de confidences sur l'oreiller, très peu pour toi, mais dans des délires un peu étranges parfois y'a des trucs qui sortent. Et tu pourrais très clairement savoir que tu vas trop loin dans tes paroles. Mais le problème c'est que t'as un débit impossible à arrêté par moment. T'es Camil, ça sort, ce qui te passe par la tête, même quand tu le penses qu'à moitié. T'es franc, ça on ne peut te le reprocher. Mais t'y penses pas, pas sur l'instant. Parce que son attitude t'emmerde, son détachement, sa manière de pas aimer tes actes et pourtant de rien vouloir de toi. D'imposer des règles sans amener rien. Un néant qui vous définit si bien, que tu critiques et pourtant qui te convient parfaitement. Et puis parce que de toute manière si on te demandait, tu pourrais pas te dire mieux que Loan. Tu te lasses de tout. T'es comme ça. Tu n'sais pas. T'arrêter. Depuis des années, à Londres, à Sydney, puis à San Francisco. Les échecs viennent des autres, ou de toi, mais c'est comme ça. Alors sincèrement tu peux parler, t'es pas mieux. Mais tu n'y penses pas, ça sort comme ça, sans auto-censure. Et si vous arrêtiez un instant cette joute verbale de force de caractère, vous pourriez voir que c'est puéril. Que c'est un corps à corps qui n'épargne ni l'un, ni l'autre. Mais t'es pas doué pour penser. Ta gueule...

Tes doigts l'ont juste retiré en arrière et ne l'emprisonnent en rien. Il a cette lassitude qui fait mal, cet ennui de ça. Chose que tu ne connais pas. Toi t'es dans l'instant, dans les disputes, dans le feu du moment, dans les éclats de voix, dans l'impossible cumule d'émotions exacerbées. Pas pour rien que t'es à moitié tarée. Pas toi qui le dit. Mais c'est blessant, parce que là t'as clairement l'impression de le voir s'éloigner. Mais tu vois pas tellement se que tu peux ajouter. La vérité c'est que tu y as pensées, depuis votre engueulade, depuis son départ depuis ces semaines de silence absolu et de gueule stupide. T'excuser. Tu pourrais mais tu vois pas en quoi ça changerait. Y'a rien à effacer, la bague qui reste coincée sur ton annulaire en témoigne ton impuissance. Pour le moment t'es coincée, et tu vois pas tellement se qui pourrait le contenter. Oui tu t'es marié, mais n rien t'a décidé de vivre un truc différent. T'es Camil, celui qui enchaine les conneries depuis bientôt trente ans, celui qui se case pas, celui qui couche avec un mec fiancé, celui qui chauffe une avocate coincé puis fait un môme à sa meilleure amie, pour tout foutre en l'air sa vie. Avant de partir en détox et revenir pour faire un bébé réel et vivant à une femme que tu ne pourras pas épouser. T'es Camil, résumé de vie en quasiment deux mots. T'es Camil. Et ça il est pas capable de l'accepter. Ou peut-être... tu devrais t'dire que ça fait des mois qu'il semble le supporter. Des mois. C'est peut-être ça le truc.
Il baisse les bras, tu le vois à sa manière d'enfoncer sa main dans sa poche de chercher son exécutoire favori. Ses clopes. Tu croises son regard, putain il t'énerve à en crever. Tu bouges pas, dans ce couloir stupide alors que t'aurais voulu vraiment que la soirée se passe autrement. Mais ça ne semble être qu'un passage obligatoire. Du coup, je vais me casser je crois, hein. Ouais, t'aurais vraiment voulu une soirée différente. Son regard il te donne envie de le frapper, et tes doigts se serrent machinalement. Tu t'retiens. Parce que c'est Loan. Parce que tu y tiens. Et t'enfonces tes mains dans tes poches pour ne pas merder. Tu soutiens son regard, t'aurais aimé pouvoir parler. Normalement, juste mettre ça à plat. Juste... finir avec les reproches, les piques passif agressif dont tu es roi et dont il maitrise parfaitement l'éclat. Mais sincèrement, depuis quand t'en as envie ? De t'investir dans des trucs qui ne durent pas ? Certainement pas. Tu sais où est la porte... attends pas que j'te le dise. T'as beau être con, t'as beau être casse couille et le roi pour le chercher, t'es aussi très certainement maso, et Loan tu l'préfère dans ta piaule à l'entendre râler ou l'voir faire la gueule. C'est malsain, mais c'est comme ça, alors c'est très clair que tu vas pas lui dire de s'casser alors que ça fait une bonne semaine que t'attends qu'il revienne. Et tu t'excuseras pas, parce que t'es même pas sur qu'il le veule, t'en sais rien. Loan tu l'comprends pas. Tu le connais. Beaucoup. Mais tu l'comprend pas, et tu l'préfères comme ça, c'est bien plus intéressant. C'est toi qui décides d'te casser parce que j'ai merdé, moi j'fais rien pour cela. C'est vrai, toi t'es le petit con qui te mari et qui veut quand même retrouver ton pote et tes habitudes. Normal.

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Loan W. Lowenstam
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Sam 6 Fév - 14:51


Evidemment que Camil ne dit rien, qu'il ne lui ordonne pas de partir, Loan le savait, au fond. Il le connaît. Il veut que ce soit Loan, pour pouvoir le lui reprocher plus tard, pour faire comme s'il était le spectateur impuissant de ses crises de nerfs. Peut-être qu'il veut aussi lui dire qu'il ne veut pas qu'il le fasse, qu'il s'en aille, mais ça c'est un truc que Loan n'entend pas vraiment, ne comprend pas. Tout ce qu'il voit c'est son pote buté qui cherche à lui mettre sur le dos une décision qu'il a pas envie de prendre. Ils se lancent la balle pour savoir qui va porter le coup fatal de la soirée, et visiblement Camil n'en a pas envie. Loan non plus. Ce n'est qu'un gosse après tout, au fond, tout ce dont il a l'impression c'est que ça l'arrangerait bien, qu'il se casse, ça arrangerait son esprit, ça lui permettrait de simplement dire que Loan est insupportable et de ne se poser aucune question sur lui-même. Ce serait facile. Mais il ne fonctionne pas comme ça, il ne prend pas la direction facile, dramatique, les quelques pas tout droit jusqu'à la porte, les quelques autres tout droit vers sa voiture. C'est ce qu'aurais fait un adulte, responsable, sérieux, cherchant à se dégager des mauvaises ambiances, des disputes à tour de bras et du poison d'une relation. Mais Loan n'est pas un adulte. Ne l'a jamais été. Ce serait trop beau qu'il se casse comme ça, trop beau c'est pas lui. D'ailleurs, même si Camil l'avait dit, qui sait s'il l'aurait fait. Peut-être que oui, parce qu'il aurait été enragé, ou alors il lui aurait mis un pain avant. Mais là, dans ces circonstances, non, s'en aller n'avait pas de sens, pour lui. De plus il avait envie d'une clope. Il tourne son visage vers là où il devrait partir. Non, vraiment, il ne va pas bouger de sitôt. Ses yeux reviennent vers son pote et ses doigts se crispent. « OK. » dit-il simplement, de l'air de s'en foutre, parce qu'il sait que ça le ferait au moins autant chier qu'un reproche ou une méchanceté. Il franchit les pas qu'il avait reculé pour s'éloigner de lui, colle sa face devant la sienne, cherche à dire quelque chose mais ne sais pas quoi, alors tourne les talons pour se diriger vers ses clopes tout en lui disant, sans le regarder :  « Tu viens de rater une très bonne occasion de te débarrasser de moi. » Glissant une cigarette entre ses lèvres, il l'allume en revenant vers Camil et en tire une longue bouffée. Il le regarde l'air un peu sombre avant d'ajouter : « Dommage. » Dommage pour Loan qui n'a pas d'excuse pour s'éclipser. Dommage pour son pote qui pensait sûrement qu'il allait s'en aller, et qui va devoir encore supporter un temps son humeur de merde. Dommage pour eux qu'ils soient trop chiants et immatures pour se comprendre. Sa clope a le mérite de calmer Loan, même si ce n'est que temporaire sûrement, il a l'impression que la fumée qui émane de lui emporte partiellement sa colère. A vrai dire, les piques de Camil avaient déjà percé sa rage, par leur violence soudaine, même s'il ne les oublie pas pour autant, les garde quelque part. C'est le calme après la tempête, qui sait qu'elle risque de revenir.

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Dim 7 Fév - 2:40


Tu l'fixes après avoir terminé ta phrase scrutant ses yeux qui malgré leur bleu impossiblement translucide, ne disent rien sur ses pensées. Loan c'est un mystère que tu ne connais que trop bien. Ni l'un ni l'autre ne peut prédire les actes de son pote. Tu sais très bien que des deux possibilités il en très bien capable. L'une comme l'autre. Tu doutes pourtant très clairement de la suite de cette soirée, ayant plus dans l'idée qu'il se casse dans l'unique but de te faire chier, de se venger, de t'faire plus que bader. Mais c'est mal le connaître, où c'est qu'il ne connait justement pas assez ton esprit taré pour se douter que c'est cette solution que t'emmerderais le plus. OK. Ou ça. Crevard. Tu l'fixes tes dents se crispant une énième fois face à son dédain de tout, son manque d'implication, son manque d'intérêt. Connard, et après il vient se plaindre que tu veuilles te poser avec quelqu'un ? Est-ce possible de survivre longtemps à une relation si malsaine et stupide de deux personnes qui se fiche éperdument de l'autre ? Il fixe la porte à l'autre bout du couloir, du salon, de ta maison. Tu t'dis qu'il va la prendre et que là de suite avec son désintérêt, il a intérêt de la prendre cette foutue porte. Il revient vers toi et sa proximité te surprend. Te frapper ? Pas sur qu'il en soit incapable. Pas la première fois que vous en viendrez aux mains.. Tu bouges pas, ne faisant même pas un pas en arrière le fixant sans un mot avec fierté. Sauf que l'avoir si près te rappelle que ce con t'as manqué. Et que c'est un putain de bordel dans ta tête alors qu'il finti par s'éloigner. Tu reprends ton souffle et tes esprits. Nan définitivement tu n'veux pas craquer et lui sauter dessus. Hors de question, il t'as saoulé à se tirer si longtemps pour faire la gueule. Tu viens de rater une très bonne occasion de te débarrasser de moi. Il reste. Crevard. Intérieurement tu souries de l'ironie de ses paroles. Pas sur que t'es raté quoi que ce soit sur ce point, mais tu te la fermes. Tu l'vois récupérer ses clopes. Ses putains de clopes qui auront peut-être pour but final de le rendre un peu plus sympa. Pas sur. Et il revient vers toi, clope au bec, avec sa dégaine de toujours et sa manière de fumer qui a toujours attiré ton attention. Dommage. Tu l'fixes. Et aussi soudainement que c'est surprenant, tes lèvres s'étirent lentement dans l'genre de sourire en coin entre malice et amusement. Pas spécialement fier de toi, pas le genre de sourire qui prône que t'as gagné, mais juste cet amusement qui te prend avec ses mots. Ouais.. Tu fais un pas vers lui rompant la proximité entre vos deux corps alors que sa fumé glisse sur ton visage sans te gêner. Tu viens proche de ses lèvres, assez proche pour te souvenir que c'est un con qui a vraiment le don de te retourner parfois le cerveau. ... dommage. Tu reprends ses paroles avec un sourire malin. Et tu finis par dévier ton visage sur le côté retournant au salon. Loan il a aussi le don de t'faire changer, d'humeur, d'envies, de pensées, en peu de temps. Et te voilà déjà passé de l'énervement à une envie de complicité perdue. T'es comme ça, un môme qui saute d'un extrême  l'autre. De la colère au jeu. Comme ça. Vu que ça semble mal partit pour baiser, on s'fait une partie ? Tu finis par lancer en marchant vers le coin salon avec banalité. Môme à la capacité de changer de personnalité, t'as jamais fait partit de ceux qui restent figé.

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Loan W. Lowenstam
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Dim 7 Fév - 21:36


Ce sourire que Loan voit sur le visage de Camil lui fait quitter son air sombre. C'est la première fois depuis qu'il est arrivé qu'il a l'air de sourire sincèrement. D'un autre côté, c'est la première fois aussi que Loan ne l'attaque pas avec des paroles méchantes ou allusives, donc bon, pas étonnant. C'était pas si dur qu'il le pensait, d'être sympa, au moins une minute, de pas être toujours ou dans l'agression ou sur la défensive. Il souffle un peu, au moins. Quand Camil s'approche, il le fixe et sourit faiblement en l'entendant le répéter. C'est vrai, ç'aurait été con de partir et de rater sa tête de con en gros plan alors qu'il l'avait pas vue depuis tout ce temps. Elle le laisse pas indifférent, sa face. Il se demande quand il la reverra dans un état... pas catholique... Camil tourne la tête au moment où cela commence à devenir tendu, palpable. Loan inspire pour se ressaisir. S'il pouvait déjà au moins faire l'effort de retourner à leur amitié avant de penser au reste. Son sens des priorités était vraiment dérangé parfois. Il le regarde retourner au salon et tire à nouveau sur sa cigarette. Et voilà, on rembobinait la cassette. Elle était revenue à son point de départ. Parfois il se disait qu'ils étaient comme une chanson qu'on écoutait en boucle au point de connaître par cœur mais qu'on coupait à chaque fois avant la fin, avant le climax, comme si on avait peur de voir ce qu'il y avait à la fin de l'histoire. Sûrement rien. Mal parti pour baiser, ça existe ça ? Pas trop dans son vocabulaire. Mais s'il le dit, c'est sûrement que c'est au moins vrai pour lui. Loan rit doucement et s'avance dans le salon. Oui voilà ce qu'il lui fallait, jouer et laisser couler. Ca l'aiderait à faire semblant qu'il se foutait de tout ça finalement. Peut-être qu'à force de s'en persuader il y croirait, après tout ça marchait la plupart du temps. « Ouais.» répond-il avec un sourire en allant s'installer dans le canapé. Il ne voudrait pas le contredire. Il aura bien le temps de le contredire plus tard. « Par contre tu sais que c'est ce qui risque d'arriver si je perds trop. » ajouta-t-il avec un regard amusé en sa direction. Loan était un mauvais joueur, et il s'efforçait souvent de diverger les activités quand il ne menait pas les choses. C'était son côté fils unique qu'on laissait toujours gagner à tout. Et quand il avait un peu bu, ça n'aidait pas. Il se demanda d'ailleurs si la détente n'était pas due au fait que l'alcool avait eu le temps de lui monter à la tête. Sûrement un peu. Ca l'avait décoincé, et il était aussi plus enclin à la sympathie. Oui, sûrement que c'était ça, peut-être pas que ça mais bon. En même temps, être là posé calmement avec Camil, c'était pas pareil que ruminer tout seul chez lui. Ou peut-être qu'il serait sorti, ou qu'il serait allé voir un plan cul pour se défouler un peu. Peu importe, il n'aurait pas été tranquille, pas comme il l'était là. Quoi que, il pourrait l'être encore plus. D'ailleurs, ça lui rappelle ce que l'autre lui avait dit par sms. Il lance à Camil : « Tiens, au fait, t'avais pas dit que tu nous roulerais un truc ? » Au moins ça lui ferait une encore meilleure excuse que l'alcool pour pas s'être plus énervé, imposé, pour avoir été trop soumis à ses mots. C'était sûrement ridicule à faire, par ailleurs, mais il avait l'habitude. Tout était plus dur à expliquer quand on était sobre, ils ne se devaient rien quand tout le reste embrumait leurs esprits.

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B. Camil Marshall
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Lun 8 Fév - 18:18


Il y aurait une troisième personne dans la pièce, elle serait bien incapable de comprendre ce changement brutale. Mais comment l'expliquer ? Alors que même vous semblez incapable de comprendre, prévoir ou gérer vos propres sautes d'humeurs et vos relations conflictuel, alors pour le reste t'en sais rien. Et puis tu ne tiens pas tant que cela à analyser se qui vient de se passer. C'est souvent la même chose, un mélange qui passe de la colère à la complicité dans un temps impossiblement court. Après deux semaines d'absence et de colère froide, il était temps c'est certain. Et c'est sans doute pour ça que t'abandonne si vite les armes, pour l'instant. Tu préfères laisser cet amusement te gagner, le laisser dominer le reste plutôt que retourner encore et encore ce sujet qui semble aussi explosif que vous deux. Alors soit, tu finis par abandonner ta colère et tes idées de vengeance pour t'orienter vers un terrain que tu maitrises tout aussi bien avec lui. Et tu rejoins la télévision l'allumant en récupérant tes manettes de console. Par contre tu sais que c'est ce qui risque d'arriver si je perds trop. C'est mal te connaître de penser que tu ne l'a pas fais exprès. Et un sourire malin se dessine dans le coin de tes lèvres alors que tu lui ramènes la manette en lui tendant. A ton avis pourquoi ai-je proposé ça plutôt qu'autre chose ? Tu réponds à sa phrase avec malice avant de te prendre une clope et t'installer sur le canapé. Et la distance d'il y a une vingtaines de minutes semble ne plus être si présente et semble si ce n'est oubliée, mise au moins de côté. Tu ne t'en plaindras pas c'est certain. Et tu allumes ta cigarette menant le briquet près de ton visage avant de savourer la nicotine qui vient doucement emplir tes poumons dès lors que tu tires dessus. Parfaite petite cigarette qui te permettent au moins de tenir sur ton absence d'autre chose. D'ailleurs c'est souvent dans le genre de dispute et d'absence stupide dans ce genre que tu replonges. Il y a un peu plus d'un an c'est les disputes répétitives et la descente de ta relation avec Denver qui t'avais fait replonger dans tes addictions les plus sombre. Et des mois avant cela c'était l'échec entre Alex et toi, puis tes accumulations de concerts qui t'avaient ramené vers les aiguilles. Pourtant depuis la naissance de Mickey rien pour le moment ne semble vraiment venir ramener ces anciens besoins dans tes actes. Tes pensées, bien des fois oui tu as lutté, mais jamais t'as repris une aiguille depuis qu'il est né.
Tiens, au fait, t'avais pas dit que tu nous roulerais un truc ? Il te sort de tes pensées en te parlant de ce bon sujet auquel tu étais de pensée, bien qu'à un niveau bien plus léger et bien plus habituel chez toi. Tu ries un peu à sa mémoire en très très bon état de fonctionnement. T'oublies rien dis donc.. Tu répliques en lâchant ta manette sur le canapé pour te pencher sur la table basse récupérant une boite dessous pour prendre cette "promesse" que tu lui avais fait de rouler en attendant. Chose bien évidement faite, étant un peu trop adorateur de cela. Tu lui tends finalement ayant ta propre clope aux lèvres. A toi l'honneur.. Tu répliques avant de lui tendre aussi ton briquet l'observant un instant. Loan quand tu ne le vois pas pendant quelques jours t'as toujours l'impression de le retrouver avec une gueule a faire peur. Tu sais pas tellement pourquoi. Pas le genre de tête à vraiment montrer qu'il dort pas assez, mais tu traine assez pour voir ses cernes etc. Parfois tu flippes en te pensant aussi observateur qu'une meuf. Mais t'en sais rien. Peut-être que t'as juste tendance à garder en tête une vision de lui un peu différente de la réalité. Moins fatiguée, moins dérangé. j'me d'mande si un jour t'aurais tes cernes qui se seront barré de ta gueule. Tu finis par dire entre taquinerie amicale et sérieux reprenant ton verre. T'en veux un autre ?

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Loan W. Lowenstam
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Mer 10 Fév - 0:01


Loan sourit avec amusement à la réponse maligne de Camil. Il savent que tout cela est une danse bien réglé, dans tout ce qu'elle a pourtant l'air d'être anarchique. Il ne répond rien et prend la manette qu'il lui tend, tire sur sa cigarette, croise les chevilles l'air de se délasser. C'est mieux comme ça. Il le regrettera peut-être en y repensant, mais tout de même c'est mieux comme ça. Se lassant trop vite des choses, il a besoin qu'elles changent constamment, pour ne pas s'ennuyer, avoir l'impression de tourner en rond. Bon, d'accord, ils tournent en rond, certes, mais lentement, implicitement. S'il le pouvait, Loan changerait sûrement tous les jours de maison, de pays. S'il le pouvait, Loan réinventerait chaque heure d'une façon absolument nouvelle. Le moment le plus précieux est celui qui est unique. Ses yeux se tournent vers Camil qui s'allume une cigarette, il le regarde l'espace d'un instant, sa façon de plisser légèrement les yeux juste avant de l'allumer et le contraste de sa face avec la flamme devant. Lorsqu'il voit ses yeux se relever en sa direction, il détourne la tête et fait mine d'attraper la télécommande pour allumer la télé alors qu'il fume un peu. Il y a toujours quelque chose dans son regard qu'il évite, et cela l'agace. Il a besoin de laisser tout tomber, encore plus, ce qu'il n'est pas sûr d'avoir envie d'essayer de faire par sa propre volonté, donc il repense à ce qu'il lui avait écrit plus tôt. Le joint c'est bien, pour ça, ça permet de laisser tomber tout en pouvant profiter, sans perdre totalement le contrôle, sans oublier tout ce qu'on faisait. Il sourit vaguement à sa remarque. C'est vrai qu'il a une assez bonne mémoire, qui lui aurait permis de faire des études avec pas mal de succès, sûrement. Elle serait peut-être même meilleure s'il ne fumait pas autant. Mais après tout, il y avait des tas de trucs qu'on préférait oublier. Comme là. « Non, j'oublie rien. » dit-il, à moitié sérieux, en coinçant le joint entre ses lèvres, l'allumant avec le briquet de Camil, soufflant doucement. Il soulève légèrement un sourcil en entendant son commentaire. Cela faisait deux fois déjà. Loan commençait sérieusement à se demander s'il n'avait pas réellement une sale gueule. Ni plus ni moins que d'habitude, selon son avis. Il n'était pas plus fatigué que ça, il n'avait pas particulièrement de travail ou de stress. Mais son pote n'a pas bu au point d'avoir une vision déformée de lui, si ? Il l'entend lui proposer un verre et grommelle « Ouais merci. » . Plongeant la main dans sa poche, il y prend son téléphone portable et se regarde vaguement dans le reflet de l'écran, se demande à quel niveau Camil peut raconter des conneries. Il a la tête d'un gosse migraineux, il est un peu trop pâle, et ce qui pend au bord de ses lèvres lui donne l'air d'un petit voyou. Il a l'impression d'avoir toujours la même gueule que quand il avait quatorze piges. C'est sûrement faux mais ça l'énerve. Il était encore plus con qu'aujourd'hui à l'époque, si Camil savait il aurait sûrement du mal à imaginer un truc pareil, mais c'est vrai. Et puis c'est vrai qu'il a des cernes. Mais bon, c'est rien d'extraordinaire. Au moins ça lui donne l'air un peu plus adulte. « Ptet. » répond-il finalement en haussant les épaules, replaçant son téléphone dans sa poche. « Mais pour ça faudrait que je dorme, déjà, c'est pas ma spécialité. » Les insomnies, les nuits de fête, le boulot presque tous les jours aux horaires impossibles. Dormir c'était le minimum vital, souvent, parfois c'était moins, rarement plus. C'était sûrement pour ça que Camil lui trouvait une sale gueule, mais en fait c'était sa gueule habituelle. Loan tire une longue bouffée d'oubli. Il reprend sa manette entre ses doigts. « Bon, allez. » prononce-t-il doucement en marmonnant un peu et en touchant aux bouton pour s'occuper les doigts. Besoin de distraction et d'occupation constante, comme toujours, même le soir, en attendant que cela se ralentisse grâce à ce qui enfumait ses poumons.

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Ven 19 Fév - 18:47


Loin de la tempête n'était pas un terme facile pour toi et Loan. C'était pas le genre de truc qu'on pouvait penser, affirmer. Un calme impossible a installer et des trêves qui n'avaient de durée que de simples heures écoulées. Parfois des jours, par miracle des semaines, et encore. Alors ce calme à nouveau retrouvé dans ta maison, tu n'y penses pas mais il n'est que de courte durée. Peut-être pas pour ce soir. Et avec de la chance vos emportements ne réveilleront pas ton fils en plein milieu de la nuit par vos cris ou votre brusquerie. Mais tu n'y penses pas, tu y es habitué, tu es l'un des instigateur de ce cercle sans fin. Et comme lui, tu te contentes de vivre dans l'instant présent, dans le calme de ce jeu vidéo qui se lance à la télévision. Tu fumes tranquillement en lui servant à nouveau un verre. C'est tout ce à quoi tu penses, du reste tu n'as pas tellement envie de t'y attarder. Amelia et ton mariage sont loin d'être un problème réglé, et tu n'es pas sur de pouvoir le faire avec lui, mais à quoi bon se torturer la tête pour un truc déjà fait ? T'es comme ça. Aucune conséquences dans tes décisions, et après tu te laisses porter.
Et le calme retrouvé de ton copain semble être parfait pour garder tes émotions au repos, pour te remettre toi aussi dans ce climat paisible qui semble parfois te faire défaut. Tu fumes en le laissant allumer ce truc qui ne fera que vous aider encore plus à vous poser calmement. Le reste tu ne cherches pas à voir. La manette entre les doigts, tu t'interroges vaguement sur sa gueule fatiguée. Mais en vrai c'est juste que ça fait longtemps que tu l'as pas vu, et que dans tes souvenirs tu fais l'impasse sur ces cernes. C'est tout. Ptet...Mais pour ça faudrait que je dorme, déjà, c'est pas ma spécialité. Tu souries vaguement en observant l'écran lui jetant un simple regard en coin. Oui tu pensais vraiment être celui qui dormait le moins en temps de "stress" mais tu t'es vite rendu compte que ton pote est de loin pire que toi. Toi ce n'est que lorsque ton cerveau entre en ébullition et que ton stresses trop accumulé devient impossible à canaliser. Lui c'est constant. J'peux t'chanter une berceuse, j'ai de l'entrainement. Tu lances avec plaisanterie, n'ayant pas grand chose à rajouter. Les conseils das le genre "tu devrais moins sortir, tu devrais te reposer etc blablabla" pas ton genre, tu ne les suis pas toi même et t'es pas du genre à en donner à d'autres que Sierra. Et encore. Puis vous commencez le jeu, tu lances la partie te concentrant sur l'écran TV ne t'en détournant que pour lui réclamer ce petit truc entre ses lèvres voulant aussi le fumer. Tu passes un temps concentré sur ça, occupant tes pensées. T'éloignant considérablement de tous le reste d'embrouille pour ne garder que cet esprit d'amitié. Alors sinon, quoi d'neuf ? Tu finis par demander occupé avec ta manette et l'écran.

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Dim 21 Fév - 23:48



Loan oubliait parfois ce que c'était d'être entre amis au calme, sans brusqueries et sans énorme fête autour. Ou alors c'était peut-être qu'il était trop porté sur la chose sexuelle et qu'il avait tendance à délaisser le reste à son profit, que parfois une amie ou une bonne connaissance l'appelait pour lui proposer un ciné, ou un resto, et qu'il refusait pour un plan foireux avec un type qu'il connaissait à peine, ce que souvent il avait tendance à regretter d'ailleurs. Souvent quand il essayait inopinément de prendre des décisions, de changer un truc, il se disait qu'il allait faire plus attention à ses amis, passer plus de temps avec eux simplement, sans embrouilles, sans prises de têtes. Généralement il ne tenait pas ce genre de résolutions. Or tout ce qui était criard, subit, rougeoyant, éclipsait la satisfaction douce que pouvait apporter un moment simple, ainsi il ne se souvenait plus de leur signification, de leur valeur, et il devait la réapprendre. Comme celle qu'il ressentit en entendant la remarque idiote de Camil, et qui lui arracha un vif sourire avant qu'il ne se plonge dans le jeu, qu'il plonge tout court. Il aurait sûrement oublié cela dans un certain temps, quand il serait à nouveau énervé, quand il lui en voudrait à nouveau. Mais pourquoi y pense-t-il. C'est ridicule. C'est comme ça que ça fonctionne, et puis c'est tout, pourquoi chercher à extrapoler quoi que ce soit. Au départ, lorsque l'écran s'allume, une petite pique qui subsiste lui donne envie de dire qu'il s'en fout de ce putain de jeu, et de se casser, mais il l'ignore, ce qui n'est pas si dur que ça cette fois, car tout est déjà voilé, vaporeux, tout est déjà loin. Il tend le joint à Camil lorsqu'il en veut, retourne à marteler les boutons, le regarde parfois en coin avec un sourire victorieux lorsqu'il prend le dessus. La question soudaine qu'il pose le sort un peu de sa concentration profonde, et lui arrache un sourire parce qu'elle paraît assez anodine. Et puis, il ne sait pas quoi dire, pas vraiment, tout lui paraît con et il n'est pas vraiment friand de raconter sa vie. « Je prépare... » Il s'interrompt dans sa réponse, happé par quelque chose se passant à l'écran, puis reprend : « Je prépare une petite expo, ça va être cool. Et je prends bientôt quelques jours pour aller à LA régler des trucs, je vais voir du pays. » Histoire de dire, il lui dit quelques trucs, mais lui même est quelque part un peu blasé. Il a failli commencer par répondre "rien". Et ça ç'aurait été dramatique pour lui, s'il avait été sobre. « Et toi ? » demande-t-il sincèrement mais l'air plongé dans le jeu et moyennement intéressé, ou du moins autant que par ses propres paroles.



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you can't ignor facts even when you try (loan)

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