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 SHADOWS // ELISE
i'll be fine once i'll get it, i'll be good

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Sam 22 Nov - 17:30


J'ai la tête qui bourdonne un peu. Suffisamment pour que mon ventre se torde sous les pensées qui envahissent mon optimisme. Ça m'arrive parfois, quand je m'y attends le moins. Je repense aux écorchures, à la profonde fissure qui continue son chemin malgré les efforts. Et dans ces moments-là, j'ai besoin de sortir. De m'échapper. Et de rire, jusqu'à en perdre ma respiration. Histoire de me convaincre que tout va bien, que rien n'est grave. En fin d'après-midi, je n'avais plus de boulot alors je suis rentrée vite fait à la maison pour manger un morceau. J'ai discuté un peu avec Camil, avant qu'on retourne chacun à nos journées respectives. Je n'étais pas encore très proche de Camil mais sans le savoir, sa présence m'était bénéfique. Aussi invraisemblable que ça puisse paraître. Bref, j'ai fini par me retrouver en ville. À l'Elbo, plus précisément. À cette heure-ci, ça devait être plutôt calme mais je n'en avais rien à faire. Il fallait que je sorte, que je vois d'autres visages car la solitude, ça ne me réussit pas. Pas avec les pensées que j'ai en tête en ce moment. Presque personne dans les alentours, si ce n'est que cette fille assise au bar, à peine à quelques mètres de moi. Je l'ai observé longuement. Avec discrétion. Et je me suis approchée d'elle, finalement. Autant lui tenir compagnie. Je peux te payer un verre ? Je lui demande, le regard posé sur elle. Peut-être un peu trop brutale comme approche ?
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Mar 25 Nov - 17:48


    Tu pleures dans la rue, tu vides les bars. D'ailleurs tu pleurs aussi dans les bars, et tu voudrais aussi vider la rue. Tu voudrais ramener toutes ces inconnues, qui flannent dans les rues, dans ton lit. Qu'elles effacent sa trace indélébile. Tu voudrais devenir une autre personne, frotter ton identité à celle des autres au point d'en perdre la tête, le coeur, l'âme... Tu voudrais l'oublier, elle, ton amour aussi. Cependant le venin de Chaya coule toujours dans tes veines, et ce malgré toutes ces années. Tu cherches une nouvelle sensation, une nouvelle émotion. Elise, tu t'enfonces dans le pathétique post-rupture, sauf qu'il n'y a pas de rupture, il n'y en a jamais eu. Il n'y en aura d'ailleurs jamais car il n'y a jamais rien eu. Comment parler de relation alors qu'il s'agit de ta cousine ? Tu déglutis à cette idée. Comment as-tu pu... Avec Chaya ? Tu soupires en buvant une longue gorgée de ta vodka. Le bar est pratiquement vide alors que tu aimerais une foule compacte autour de toi, tu aimerais ne plus être... Quelqu'un. Tu voudrais te fondre dans la masse rassurante. Je peux te payer un verre ? . Une jeune femme à côté de toi te tire brutalement de tes pensées. Elle est ravissante, ton coeur loupe un battement avant de reprendre un rythme monotone. Après tout, rien n'a d'importance, et surtout pas une étrangère cherchant à baiser.  Pourquoi pas ? . Tu t'étonnes toi-même d'entendre dire une telle chose, tu finis à l'instant ton verre. Peut-être que le réconfort de bras voulant surement la même chose que toi... Tu souris, gênée par de pareille pensée. Tu t'étais juré de ne pas recommencer ce genre de comportement... Elise, enchantée.
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Mer 26 Nov - 3:34


Mes pensées passent sous censure et c'est l'illusion qui voile ma réalité. Certains visages s'installent dans mes pupilles avant que leurs traits ne deviennent vagues et flous. Je finis toujours par oublier. Même lorsque l'espace de quelques secondes, l'infini miroite de fausses promesses. C'est facile d'oublier. Pour un temps. Quelques heures, tout au plus. Pourquoi pas ? Mon sourire décore mon visage un bref instant avant de s'envoler discrètement. Je m'installe sur le tabouret à ses côtés, tout en laissant mes yeux voyager sur son être. La couleur de ses yeux et leur forme sont sans doute les choses qui me frappent le plus. Elle est jolie. Peut-être même plus que ça mais ça, je refuse de le voir. Elise, enchantée. D'un signe de main, j'appelle le barman qui ne tarde pas à venir. Je m'appelle Inka. Je dis alors que je passe ma commande au garçon. Qu'est-ce qui te plairait ? Mon regard l'observe à nouveau attendant ce qu'elle fasse son choix. J'enregistrais ses particularités en silence, sans pour autant savoir si j'allais les garder à l'esprit suffisamment longtemps pour qu'ils m'affectent. C'est ce que je préférais le plus dans les premières rencontres, le goût de l'imprévu que l'on ne peut pas contrôler.
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Sam 6 Déc - 0:28

Tu nages dans le malaise. La solitude t'étreint, te serrant la gorge, la sueur coulant le long de ton coeur. Tu penses à chaque instant à tous ces moments perdus, gâché parmis le torrent d'erreurs que tu as acumulé. Tu la regarde, cette créature sublime qui s'installe près de toi, sur un tabouret. Tu ne sais pas quoi dire, tu ne sais pas quoi faire. Cela fait longtemps que tu n'as pas envisagé ce genre de pratique. Tu as perdu ce lien qui t'unissais au monde, qui te rendais meilleure. Humaine finalement. Formatisée pour n'être plus que la pâle copie de toi, perdue dans ce qu'on veut que tu sois. Je m'appelle Inka. . Tu souris, un automatisme dorénavant. Ne pas montrer ses faiblesses, se taire. Être seule au sein du groupe, rester une unité malgré la multitude. Tu es épuisée par tout ça. Ce soir, il faut que ca change, tu veux qu'elle réveille ce que tu es, tu veux jouir de sa présence, qu'elle stimule ta bestialité, que tu sois animal avant d'être femme. Tu veux ne plus être toi-même. C'est trop dur d'affronter tes sentiments. Qu'est-ce qui te plairait ? Tu regardes ton verre un instant alors que le barman approche. Partons pour une seconde vodka. Tu finis par te tourner vers elle, la laissant te scruter sans véritablement être gênée. Tu traines souvent dans les bars ?
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Sam 6 Déc - 19:12


J'ai presque réussi. À effacer son image. À enterrer les douceurs qui recouvraient nos nuits. Mes paupières se font fermées sur ces hallucinations. Parfois, j'ai la sensation d'être une autre. Comme si j'avais commis mon propre assassinat. L'assassinat de la véritable Inka. Pourtant je me plais dans ce nouveau rôle. Il déborde de vitalité, de sourires plastifiés. Tout ça, ce bonheur par procuration, je l'ai forcé et ma nature s'est effritée avec le temps. À San Francisco, personne ne connaît réellement la vérité. Tout reste en surface. Comme bloqué dans la glace de leur désinvolture. Ça m'arrange, d'être une autre et de vivre une vie loin de ses ombres à lui. Et dans cette vie, je laisse l'euphorie m'envelopper entièrement. Je ne me ressemble pas. C'est un grand théâtre dont je suis l'actrice principale. Partons pour une seconde vodka. Je passe la commande et le jeune homme ne tarde pas à nous servir. Autrefois, je ne buvais jamais. Mais autrefois, ce n'est pas le présent. Une première gorgée me brûle légèrement la trachée et je savoure, silencieusement alors que mes yeux sont toujours posés sur l'inconnue. Tu traines souvent dans les bars ? Souvent ? C'est sûrement plus que ça. Surtout la nuit, dans les décombres de mon ivresse. Je tourne dans la ville pour finir parfois n'importe où. Plutôt, oui. Je n'aime pas trop rester en place. Et je ne sais pas si c'est la vérité. Si vraiment je n'aime pas rester à un endroit fixe le temps d'une soirée. Et toi ? Souvent ou c'est plutôt exceptionnel ? Mon visage se tourne vers le sien pour la regarder dans les yeux. Mes prunelles caressant de plus en plus son corps, par provocation peut-être. Par envie, surtout.
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Sam 6 Déc - 20:06

    L'alcool, seul compagnon habituel de tes soirs. Il coule le long de ta gorge, brulant agréablement ta bouche. La saveur brute de la vodka te fait perdre tes sens petit à petit depuis un long moment maintenant. Tu fermes les yeux appréciant son regard sur toi, appréciant le silence chargé d'envie. Tu as toujours beaucoup bu, beaucoup trop, beaucoup trop tôt. Plutôt, oui. Je n'aime pas trop rester en place.. Tu comprends. Il est si dur de supporter sa propre présence. Tu voudrais qu'on te sauve, ca te fascinerait. Tu veux te fuir dans l'autre. Dans elle, pour ce soir du moins. Tu endure la vie, ta vie. Tu n'as plus aucun projet, tu es perdue. C'est misérable. Sortie de prison, tu vois la vie qui a défilé devant toi. Elle t'a pas attendu, personne t'a attendu. Et toi ? Souvent ou c'est plutôt exceptionnel ? Tu souris, réouvrant les yeux pour la regarder. Ton regard se plonge dans le sien, tu ne laisse pas réellement transparaitre toutes les méandres obscures qui s'animent en toi. Tout tes démons si sordides soient-ils n'intéresse personne. Qui s'intéresse à l'autre dans ce monde si narcissique ? Qui pense à tu avant  je ? Même dans la présence de l'autre on ne se cherche que sois-même. Je reprends plutôt une vieille habitude, si je puis dire. . Tu rebois une seconde gorgée, plus longue cette fois mais sans la quitter des yeux. Le contacte est établi, le premier. Tu attends déjà le second, celui de la peau. Celui des corps. Tu veux vraiment jouer à ça ? Celle qui va s'intéresser un instant ? Je sais ce que tu veux, et je veux la même chose. Tu souris, joueuse avant de te mordre la lèvre inférieure. Et ca tombe bien non ?
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Mar 9 Déc - 15:29


C'est un sentiment étrange que de s'éteindre dans l'ignorance des autres. De laisser mourir, petit à petit, les morceaux de ce qui forme notre être. Les émotions ont tendance à me faire tourner la tête et je m'abandonne alors à des vertiges subtils, des mélanges fiévreux d'envie et de débauche. Le respect de soi n'existe plus dans ces moments et je sombre dans l'image d'une fille qui n'est pas moi mais que j'interprète comme si c'était le cas. Inka, tes pensées fusent un peu trop et tu ne devrais pas. Je reprends plutôt une vieille habitude, si je puis dire. Sur mes lèvres se dessinent alors un léger sourire, juste de quoi souligner le fait que je comprends. Quelque part, sans trop savoir pourquoi ni comment. L'alcool continue sa fuite dans ma trachée durant quelques gorgées et nos regards s'entremêlent presque instinctivement. Ça me plait, énormément. Tu veux vraiment jouer à ça ? Celle qui va s'intéresser un instant ? Je sais ce que tu veux, et je veux la même chose. Son esprit est vif, elle n'est pas qu'une jolie femme et c'est encore plus intéressant. Les naïves dégoulinent un peu trop en ce moment. Je ris, enjouée par le milieu dans lequel elle vient tout juste de nous faire entrer. Celui du jeu, de la perdition sans doute. Elle se mord la lèvre inférieure et mes prunelles restent longtemps admiratives de ce geste. C'est comme mettre du feu aux poudres, de façon discrète et sensuelle. Et ca tombe bien non ? Je finis mon verre lentement, tout en enfonçant mon regard un peu plus dans le sien. Comme si je pouvais voyager en elle. Mon sourire ne me quittant pas, je reprends la parole de façon assez naturelle. J'aime beaucoup ta franchise et pour te répondre, à mon avis ça tombe parfaitement bien. Par contre, l'endroit ne me plaisait guère pour ce genre d'activités et je me doute que c'était la même chose pour elle. Je suppose que tu n'es pas de ces filles qui couchent dans les bars, n'est-ce pas ? Pressentiment. Instinct ? Elle paraissait différentes des filles que j'avais l'habitude de fréquenter, pour une nuit. Une journée tout au plus.
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Sam 13 Déc - 13:20

    Bat ce coeur lourd, gorgée de sensations, de souvenir. Diluée dans l'alcool, tu succombes à une ivresse des sens libératrice. Plus de maux, plus de mots. Bientôt, tu le sais, tu le sens dans son regard comme dans le tien, la parole ne sera plus que superficiel et inutile. Peu importe ce que vous avez à dire, vous ne voulez aucunement vous sauver mutuellement dans ce mal qui vous ronge. Non. Vous voulez seulement par la présence de l'autre échapper un instant à la douce torture que votre âme s'inflige à elle-même. Dénuée de plaisir, dénudée par désir. Le désir de ce corps séducteur, presque animal qu'est le sien. Cet appel à la luxure qu'il t'inflige. Mais aussi par celui d'enfin pouvoir te réfugier dans la chaleur humaine, de sentir une présence. Tu es si seule malgré la foule, malgré les mots qu'on te jette au visage comme des roses. Ce ne sont que de l'acide compassionnel et totalement faux. Rien n'est beau dans l'ensemble méprisable des choses humaines. Seul le néant nous ouvre ses bras et nous enveloppe de ce froid glacial. On accepte la douleur. On accepte la peine. rien d'autre n'existe et n'a d'importance. Tu as perdu espoir, tu as appris que la fatalité est une réalité violente qui happe les corps. Qui happe l'esprit. Inka t'a happé aussi. Par son sourire, son visage, sa bouche, sa voix... Aussi indifférente que tu puisse être, tu sens un échauffement près de ton coeur de pierre. Figé dans la glace, il se réveille. Tu ne veux pas en tenir compte, tu ne veux pas savoir, tu ne veux pas voir. J'aime beaucoup ta franchise et pour te répondre, à mon avis ça tombe parfaitement bien. . Tu ne t'es pas trompée. Tu n'es pas tombée sur une menteuse, une idiote, une coincée... Non, tu es tombée sur elle. Elle qui est autant allérgique que toi à l'émotionnel, au relationnel. Je suppose que tu n'es pas de ces filles qui couchent dans les bars, n'est-ce pas ? Tu te lèves de ton tabouret de bar. En effet, tu ne veux pas faire quoique ce soit ici, dans un endroit miteux. Non. Bien que tu ne cherches pas à établir une relation, jamais tu ne feras quoique ce soit dans un endroit aussi miteux qu'un bar. Si tu veux parler de ma franchise, tu peux, personnellement, je préfère partir d'ici et m'occuper autrement de toi... On y va ?
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Mer 17 Déc - 18:03


Un schéma que je ne connais que trop bien, répétitif et limpide. La candeur de mes gestes est presque automatique elle aussi. J'ai joué cette scène trop de fois. Les méandres de l'ivresse corporelle, je les connais comme si j'en étais la créatrice. C'est un besoin presque addictif que de sentir l'effusion de deux corps, la jouissance exaltante qui anéantit chaque particule de complexité. Bien sûr que je compte m'y noyer, bien sûr que j'aimerais emmener Elise dans les tréfonds de ces plaisirs. Respirer avec elle, sa peau contre la mienne et nos rêves éclatés par les désillusions et les mensonges d'une société en perdition. Elle semble me comprendre malgré l'hiver qui glace son regard. Je ne souhaite que la réchauffer durant quelques heures. Lui faire comprendre qu'il y a bien d'autres choses que les maux. Mon corps affamé ne désire que sa sensualité, le partage humain. Le corps et rien d'autre. Les émotions censurées par la peur me tiendront suffisamment éloignée pour ne pas sombrer à nouveau. Je me suis entraînée. À force, ce corps que je dénude n'est qu'une armure protégeant l'essentiel. Ce myocarde aux couleurs délavées et blessées, il n'y a qu'un visage qui parvient à le hanter. Si tu veux parler de ma franchise, tu peux, personnellement, je préfère partir d'ici et m'occuper autrement de toi... On y va ? Le rictus de mes lèvres se fait plus joueur et l'impatience chatouille déjà le bas de mon ventre par le désir. Je payes l'addition, laissant l'argent sur le comptoir alors que je me lève attrapant la main de Elise par la même occasion pour l'emmener hors de cet endroit. Mon visage se tourne alors vers le sien, arborant une mine interrogative. Où tu m'emmènes, belle inconnue ? Le ton que j'emploie est amusé et intéressé. Le désir, lui, est carnassier.
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Mer 17 Déc - 18:46


    Le désir. Ce puissance animal hurlant de plus en plus en toi, modifiant ta volonté. Tu es prisonnière de ce désir. Ton coeur est lourd, perdue dans les vagues d'émotions, de souvenirs qui essayent de affluer. La froideur de ton regard fond un peu, mais la larme refuse de couler derrière le masque. Non. Rien ne doit transparaître. Tu es pressée d'occuper ton corps, ton coeur. Tu n'attends plus que de sentir son plaisir similaire au tien, tu veux sombrer dans l'orgasme. Libérateur dit-on, pour toi il n'est qu'un sursis avant le tourment. Inka saisait ta main, t'emportant à l'extérieur après avoir régler la note. La température extérieur ne te fait pas frissonner, non, la passion brule déjà trop fort dans ton bas ventre. Ton âme est affamé de cette douce chaleur humaine qui te manque tant. Tu es robotique, exerçant le même schéma depuis des années. La main de Inka serre toujours la tienne, c'est un contacte plus doux que tu ne l'aurais pensé. Où tu m'emmènes, belle inconnue ?. Tu l'attires contre toi un peu brutalement. Contrôlée par tes pulsions, tu oublies la délicatesse. Tes lèvres réclament les siennes, ta bouche tremble contre la sienne. Tu l'embrasses avec ardeur, rapidement. Un baiser volé, peu importe. Cette bouche te nargue depuis un moment déjà, et puisqu'elle recherche la même chose que toi... Pourquoi patienter ? Tu pourrais presque la prendre là, tout de suite... Mais tu as bien trop de respect pour ton corps pour l'afficher comme ça. Mon colocataire n'est pas là. Tu fais signe à un taxi. Tu n'aimes pas inviter chez toi, mais tant pis. Elle sera l'exception à la règle. Sans que tu ne t'en rends compte, ta main est toujours dans la sienne et ton regard dans le sien. Véritable assaut, l'espièglerie et le jeu se mélange à l'envie.
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Ven 19 Déc - 2:23


L'envie m'envenime rapidement, elle court sans me demander mon avis et meurt dans le creux de mon ventre affamé de contact. Comme un félin en quête de chair fraîche, j'ai ce besoin irrationnel de toucher. De me fondre dans l'autre. Elise, inconnue de ce jour, s'imbrique dans mes pensées comme une madone égarée. Mes phalanges envieuses resserrent leur étreinte autour des siennes, allumant la mèche d'une appartenance éphémère, d'un plaisir volatile mais Ô combien nécessaire sur l'instant. Mon addiction invisible ne cesse de hurler entre mes os, fracturant mes cellules pour les incendier les unes après les autres. L'impassibilité préserve pourtant ma distance et mon silence qui, lui, ne fait que sceller un peu plus le verrou qui condamne mon humanité. Aucune réponse ne parvient à mes oreilles. Il n'y a qu'une brutalité pleine d'avidité qui rapproche nos corps dans une étreinte impétueuse et trop brève à mon goût. Ses lèvres contre les miennes, je m'y accroche l'instant que ça dure. Mordant légèrement l'inférieur de sa bouche. Elles s'entremêlent, suffisamment longtemps pour que je me noie dans une impatience électrique juste après que nous nous détachions. Mon colocataire n'est pas là. Mon regard criant famine l'observe un moment alors qu'elle interpelle un taxi qui ne tarde pas à s'arrêter devant nous. Je l'entraîne sans plus tarder à l'intérieur du véhicule, la laissant alors donner l'adresse au chauffeur. Ma tête se laissant aller contre le siège en cuir, mes yeux ne cessent de la déshabiller. Merveilleuse nouvelle. Détachant mes doigts des siens, ils décident de s'aventurer à l'intérieur de son cou, la caressant alors avec une tendresse qui ne fait qu'annoncer à quel point mon désir l'appelle.
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